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LES VRAIS REGARDS D’AMOUR SONT CEUX QUI VOUS ESPERENT

Écrit par Père Jean Kita

     Il nous arrive encore bien souvent de penser que Dieu est un Dieu vindicatif, qui nous surveille au coin de la rue pour nous punir au moindre manquement. Et  quand  rien ne va, il nous arrive parfois de lui en vouloir, de maugréer  contre lui, de le lâcher…    Nous entendons aujourd’hui trois paraboles de l’Evangile à travers lesquelles Jésus veut nous prouver que nous avons ‘’tout faux’’ ! Dieu n’est ni vengeur, ni ‘’père fouettard’’, mais d’une infinie tendresse pour tous, en particulier les pécheurs que nous sommes. Sa hantise même, c’est que personne ne se perde (Jn 6/39). Comme la ménagère qui ne veut pas perdre le moindre billet de 20€, comme le bon berger qui ne veut pas perdre une seule de ses brebis, comme un père qui n’élève pas ses enfants pour en voir un seul s’abimer dans une vie de débauche. Par conséquence, Dieu a une immense sollicitude pour les pécheurs, pour ne pas dire une préférence. ‘’Ce ne sont pas les biens portants qui ont besoin du médecin… Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs’’ (Luc 5/31)

      Dès lors, pécheurs, nous intéressons Dieu au plus, haut point. Il est prêt, comme le bon berger, à nous récupérer au fond du ravin de nos péchés, de nos égarements. Il est prêt à oublier nos frasques : il n’a rien à faire de nos fautes, sinon de les oublier pour nous ouvrir les bras comme le père de l’enfant prodigue. Nous pouvons miser éperdument sur sa miséricorde, sur la grâce de son amour pardonnant.

      Disant cela, j’entends les ‘’gens bien’’ dire : ‘’A quoi bon être juste? S’il faut être pécheurs pour que Dieu s’occupe de nous, péchons allègrement ! Pourquoi se défoncer pour Dieu?’’ Tels sont souvent les bêlements des brebis bien sages qui se plaignent de l’absence du berger en recherche de la brebis fragile, égarée. Tels sont également les propos du frère aîné de l’enfant prodigue révolté de ce qu’il considère comme une injustice. Dom Helder Camara disait : ‘’L’un s’est réveillé de son péché, quand donc l’autre se réveillera-t-il de sa vertu ?’’

     La réponse de Dieu ? –‘’ Ne soyez pas jaloux ! Soyez miséricordieux comme moi, com-préhensifs comme moi pour les pécheurs. Ne me reprochez pas d’être bon, imitez moi ! Et surtout ne croyez pas que je ne vous aime pas : le berger aime toutes ses brebis, même s’il s’occupe moins de celles qui ont moins besoin de lui. N’est-ce pas ce que vous faites avec vos propres enfants ? D’ailleurs, vous le savez bien, ‘‘tout ce qui est à moi est vous !’’

    Les regards de Dieu sur nos agissements ne sont pas des regards portés à nous piéger et à nous condamner, mais des regards toujours prêts à nous accueillir et nous pardonner parce que les regards de Dieu ne sont rien d’autre que des regards d’amour! L’amour est fort quand il s’ouvre au pardon ! Il devient source de joie infini pour le ‘’pardonnant’’ et le ‘’pardonné’’. Jésus nous invite à oser l’amour-pardon. S’y risquer, c’est ouvrir son cœur à la dimension du cœur de Dieu.  (D’après plusieurs sources)                                                                        … Père Jean KITA

LE BON CHOIX … PREFERER LE CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

Ca y est, la rentrée est faite ! La vie des quartiers et des villages s’anime…Il faut  en partie quitter ses habitudes  de vacances, ses parents… refaire des choix, envisager  son orientation future…Pas facile  dans ce  monde rempli  de difficultés  et de brutalité, de faire valoir  ses bonnes  intentions ! ‘’les réflexions  des mortels sont incertaines  et  nos pensées instables’’ (Sagesse 9/14)  Quel sens donner  à  sa vie?  Et  pour les croyants que nous sommes, comment ‘’découvrir les intentions de Dieu?’’ (Sagesse 9/13)

    Au centre de tous nos débats,  les textes bibliques de cette journée nous invitent à ne pas oublier les exigences de l’Evangile qui bouleversent souvent tous nos comportements habituels. Il s’agit de préférer le Christ parce qu’il est la Sagesse même de Dieu : il peut nous faire aimer nos frères comme Dieu, car ce qui plait à Dieu, c’est d’aimer d’une manière absolue. Il s’agit de s’ajuster à la sagesse de Dieu pour atteindre à un regard d’amour authentique. Il s’agit de suivre Jésus en greffant nos attaches humaines sur son exemple. Il s’agit de mourir à nos étroitesses et aller, comme lui jusqu’au bout de l’amour par un chemin qui nous déroute, le chemin de la croix. C’est ce qu’on appelle l’amour préférentiel !  ‘’Messire Dieu, premier servi’’ disait Jeanne d’Arc !

     On pourrait s’étonner de voir Jésus s’arroger une telle exigence et revendiquer une telle priorité absolue ! N’est-il pas Celui qui a payé le prix fort pour nous racheter ? N’est-il pas Celui « sans lequel on ne peut rien faire ? »(Jn 15/5) ? N’est-il pas le passage obligé, « la porte étroite » pour aller vers le Père ? Le Christ, comme Dieu, mérite qu’on lui donne tout. Et cet amour si exigeant, s’il demande des renoncements, conduit le disciple sur les plus hauts sommets de son épanouissement humain et de la sainteté. De nos jours, on aime courir les séminaires de formation à la personnalité… « Suis-moi » nous dit le Christ, et je te conduirai, par un chemin ardu il est vrai, vers les cimes du dépassement de toi-même.

     Pour répondre à une telle exigence, faut-il pour autant cesser d’aimer ses parents, son conjoint, ses enfants, voir même les haïr ? Certainement pas ! Jésus n’a pas demandé aux époux de Cana de se séparer pour une vie plus parfaite à sa suite. Mais en plaçant l’amour de Dieu en priorité, il empêche les affections humaines de se fourvoyer. Il détourne l’homme de la tentation d’idolâtrie. Combien de nos contemporains sont devenus les fans d’une star du show –bisness ? (‘’Johnny, c’est mon dieu !’’ disait un jeune), les fans d’un homme politique (Staline était appelé le père du peuple !), les fans d’un gourou manipulateur ? Combien de conjoints font de l’autre leur seule raison d’être, leur donnant un pouvoir quasi divin, de les faire exister, si bien qu’en cas de décès ou de séparation, c’est l’effondrement total ? En aimant Dieu avant tout, on n’aimera pas moins ses proches qu’il nous demande précisément d’aimer, mais on les aimera tellement mieux ! 

     En cette rentrée de septembre, prenons de temps de « nous asseoir » pour  évaluer l’en-gagement de notre Foi à la suite du Christ. Ne zappons pas devant les exigences de l’amour ! Comme le Christ, apprenons courageusement à n être les serviteurs dignes et joyeux !

                                                                                                                              † Père Jean KITA  

C’EST LA RENTREE… SE METTRE AU SERVICE DE L’EVANGELISATION

Écrit par Père Jean Kita

Ca y est, un peu partout c’est la reprise ! La cloche de la rentrée sonne  cette semaine  pour les écoliers ! Il faut se remettre au travail, relancer les activités professionnelles, les activités artistiques, sportives, culturelles, sans oublier, pour tous les  baptisés, les activités  religieuses. Nous savons que les chrétiens ont à être, ‘’le levain dans la pâte’’, ‘’le sel de la terre’’, ‘’ la lumière du monde’’ selon le  souhait  même du Christ ! Il s’agit, bien sûr d’entretenir le contenu de sa Foi, les lumières que l’Evangile nous apporte pour pouvoir en illuminer notre vie, celle de notre famille, de notre entourage et du monde. C’est là notre mission au quotidien. Alors, chers paroissiens, je crois qu’au sein de notre paroisse, de nos villages et quartiers, il est bon de nous remobiliser pour donner du crédit à notre Foi. Pour cela, l’attitude que je voudrais vous proposer pour cette année, c’est l’ENCOURAGEMENT ! Nous sommes souvent pessimistes et critiques sur le temps, les évènements… Ce ne sont pas là des attitudes du Christ de l’Evangile! Le Baptisé n’est pas un chrétien BCBG qui reste sur la touche, à observer les choses sans rien faire !  Le ‘’croyant non pratiquant’’ ne fait pas avancer le Royaume de Dieu. Bien au contraire, il le neutralise et fait oublier même qu’il existe. Nous sommes tous invités à construire ce Royaume avec le meilleur des compétences religieuses et profanes de chacun,

    ’’La moisson est abondante, dit Jésus, mais les ouvriers peu nombreux’’. Pour que notre Paroisse vive et témoigne du Christ, il y a besoin d’ouvriers, des personnes qui acceptent de donner un peu de leur temps pour cela. Les activités actuelles sont nombreuses, d’autres nouvelles peuvent naître… Rien ne peut se faire sans l’apport et la participation du plus grand nombre.  Que chacun s’interroge : quel service puis-je rendre cette année ? Que puis-je faire ? – Avant tout, encourager les parents à inscrire leurs enfants à la catéchèse dont la mission est de leurs transmettre les premiers éléments de la Foi. Encourager les personnes qui s’engagent comme catéchistes. Encourager les grands jeunes à participer aux rencontres de l’Aumônerie, à la préparation à la Confirmation… Il y a urgence de former des Equipes de préparation au Baptême, au Mariage… des équipes Funérailles… Et puis, il y a l’entretien des églises, leur propreté, leur fleurissement, l’accueil à l’entrée des offices ne serait-ce qu’en distribuant les feuilles dominicales, en proposant ses services pour la lecture des textes. Venir renforcer la chorale qui essaie de rendre belles et festives les célébrations. Les musiciens également sont invités. Faire partie d’une équipe d’entretien pour quelques chantiers de restauration. Créer des liens de proximité dans les quartiers et village, s’abonner au bulletin ‘’Le St Desle’’, apporter son aide, au sein de la Pastorale Santé, pour permettre aux malades de participer à l’Eucharistie… les propositions ne manquent pas ! C’est au nom du Seigneur et pour la vitalité de notre mission sur notre paroisse que toutes ces propositions vous sont lancées. A laquelle, vous qui lisez ce message, répondrez-vous? La participation de beaucoup rendra notre paroisse plus active et attrayante !                                                                                                         † Père Jean KITA

SUIVRE LA ROUTE DE JESUS

Écrit par Père Jean Kita

"Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !" Cette phrase n’a rien à voir avec une fameuse chanson  de Johnny  Halliday ! Ce sont là,  des paroles  étonnantes de Jésus  qui pourraient sonner comme un blasphème de sa part ! Nul autre  que lui  ne pourrait, en effet, sans être censuré, dire qu’il est venu mettre la division dans le monde. Comment le ‘’Prince de la Paix’’ pourrait être fauteur de troubles, briseur de familles ? Quand il annonce que des oppositions naîtront dans les familles  à cause  de son nom, Jésus n’émet pas un vœu, évidemment ; il ne fixe pas un objectif ? C’est un simple constat anticipé, que l’expérience confirmera au long des années.

     Toute l’histoire du monde est semée de ces conflits entre les ténèbres et la lumière, la mort et la vie, le mal et le bien, la haine et l’amour. Jésus lui-même, venu en frère dire et montrer aux hommes l’immensité de l’amour de Dieu, sera victime de ces oppositions. La haine clouera sur la croix le messager  et l’amour et fera mourir le maître de la vie. Mais la vie et l’amour l’emporteront.

      L’Ancien Testament, déjà, abonde en exemples de cette violente opposition des hommes à la Parole de Dieu : personne n’aime qu’une lumière crue vienne mettre au grand jour des agissements peu glorieux ! Les prophètes en font souvent les frais, eux qui, sans prudence, annoncent la Loi, et toutes les exigences qui en découlent. Il faut les faire taire. ‘’Cet homme doit mourir !’’ disaient les adversaires de Jérémie.

      Malheur, aujourd’hui encore, à ceux qui osent rappeler l’intégrité de l’Evangile ! Qu’ils meurent ! Quelques lignes dans les journaux apprennent que, dans notre monde actuel, des croyants, (pas seulement des chrétiens) meurent parce qu’ils veulent être fidèles. Sans aller jusqu’à ces extrêmes, au sein de l’Eglise, il n’est pas toujours bon de s’éloigner du ‘’religieusement correct’’, du consensus mou qui ramène l’Evangile à une belle philosophie humaniste. Par exemple, entendez-vous les sarcasmes qui accompagnent toute parole du pape, même quand il se contente de lire une page d’Evangile !

      C’est vrai qu’il en coûte d’être chrétien ! La route à suivre, celle du Christ, passe par les ténèbres de l’indifférence et du refus, de la haine et de la division, par le calvaire de la croix. Le disciple n’est pas au-dessus du Maître. Qu’on le veuille ou non, il n’y a pas d’autre route vers la résurrection. C’est dur mais une étoile guide ceux qui ‘’gardent les yeux fixés sur Jésus qui est à l’origine et au terme de la  Foi’’. Celui que nous suivons, met le feu sur la terre, le feu de l’Esprit et de l’amour, le feu qui révèle Dieu comme au buisson ardent.

    L’Evangile est un feu.  En suivant le Christ, notre chemin vers la paix sera souvent marqué, comme lui, par des moments de lutte. Parfois, bien des amis ne nous comprendront pas et pourront même nous rejeter. Pourtant, Jésus ne cherche pas à diviser les familles. Il y a un appel à confesser Jésus comme Messie, à reconnaitre que Dieu s’approche des hommes à travers Lui. Chaque Eucharistie nous le rappelle… A nous de témoigner du Royaume qu’il incarne !

(D’après plusieurs sources : P.Henri Caro – Prions en Eglise)                                      † Père Jean KITA

MERVEILLE DU SEIGNEUR : MARIE PARTAGE LE TRIOMPHE DU CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

L’Assomption est une des grandes fêtes de la vie chrétienne. Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Sans avoir connu la corruption du péché et de la mort, Marie est montée au ciel : elle connait la plénitude de la vie éternelle auprès de Dieu.

 On célèbre cette fête dès le IV° siècle, à Antioche, et au V° siècle en Palestine. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l’empereur Maurice (582 - 603) pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel. Seul un écrit apocryphe du V° siècle, La Dormition de Marie, évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

   "Tous d'un même cœur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1/14) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devient-elle alors? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine son séjour terrestre.

    C’est le 1 er novembre 1950 que le pape Pie XII affirme la foi de l’Eglise en l’Assomption de la Vierge Marie par une définition dogmatique: « … Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste. » Depuis que Louis XIII a placé le Royaume de France  sous la protection de Notre Dame de l’Assomption, des processions sont organisées un peu partout à travers le monde.

    L’Assomption de Marie découle de sa Maternité divine : Dieu  a « préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté son propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie » De même que la Maternité divine de Marie a été une grâce pour le monde entier, ainsi, son Assomption personnelle inaugure-t-elle l’assomption de l’humanité en Dieu. La femme dont le « signe grandiose apparut dans le ciel » aux yeux de St Jean est à la fois Marie et l’Eglise : « parfaite image de l’Eglise à venir, aurore de l’Eglise triomphante », Marie « guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin ». Contemplant Marie, qui « partage le triomphe du Christ

Et règne pour toujours avec lui », c’est une grâce « d’attention aux choses d’en-haut » que nous demandons à Dieu par son intercession « pour obtenir d’être élevés avec elle dans la gloire ». Comme Marie, nous savons que nous portons en nos corps, qui sont des temples de l’Esprit saint, des germes d’éternité.

   Faisons attention, de ne pas déifier la Vierge Marie : elle n’est pas Dieu ! N’en faisons pas une ‘’déesse’’ ! Elle est le modèle parfait de la Foi, modèle imitable dans son écoute de Dieu, et de son engagement pour que s’accomplissent les projets de Dieu. La prier, c’est solliciter son soutient, ses encouragements pour lutter contre les tentations de ce monde qui tendent à nous détourner de Dieu ! Elle ne cesse de nous montrer la bonne direction à prendre : celle de son Fils Jésus dont elle nous invite à « faire tout ce qu’il nous dira ». 

(D’après plusieurs sources)                                                                                          † Père Jean KITA

AVEC MARIE … POUR LE TEMPS DES VACANCES

Écrit par Père Jean Kita

Nous sommes à la veille  de la fête de L’ASSOMPTION de la Vierge Marie… Confions-lui notre vie de chrétiens, mettons nos pas dans les siens en ce temps de vacances, de loisirs, de découvertes… A son exemple, prenons le temps d’un regard, d’un silence, d’une prière…

O Marie, notre mère, garde-nous près de ton Fils,

Guide nos pas vers lui à travers ce temps de vacances.

Mets en nos cœurs le désir de L’AIMER !

Mets en nos cœurs le désir de le SUIVRE !

Mets en nos cœurs le désir de LE FAIRE AIMER !

Et puisqu’il précède nos pas sur nos routes humaines,

apprends-nous à le reconnaitre,

dans nos maisons et nos quartiers,

sur nos plages et au cœur des montagnes,

dans le désert ou au milieu de la foule.

APPRENDS-NOUS A LE RECONNAITRE POUR L’AIMER !

Apprends-nous à le rencontrer dans l’étranger ou le rejeté,

dans celui qui passe et celui qui s’arrête,

dans la vie de mon conjoint ou de mes enfants !

APPRENDS-NOUS A LE RENCONTRER POUR LE SUIVRE !

Apprends-nous à le contempler dans les voyages ou les monuments,

dans le silence ou dans l’action de grâce de l’Eglise,

dans le Pain de Vie et l’amitié partagés !

APPRENDS-NOUS A LE CONTEMPLER POUR LE FAIRE AIMER !

 O Marie, notre Mère, prie pour nous aujourd’hui,

Toi qui nous gardes près de ton Fils,

Toi qui guide nos pas vers Lui à travers ce temps de vacances !

 (Prière d’été publié par Xavier Cormary – Annales de La Salette n° 271)

Quelle chance nous avons de savoir  d’avoir la Vierge Marie pour guide ! Elle est  ‘’bénie entre toutes les femmes’’ et nous aide à tourner notre regard et notre cœur vers Dieu !

‘’En la suivant, on ne dévie pas, en la priant, on ne désespère pas, en pensant à elle, on ne se trompe pas’’. (St Bernard)                                                               † Père Jean KITA

RICHE EN VUE DE DIEU

Écrit par Père Jean Kita

Les méfaits de l’argent et des richesses ne datent pas d’aujourd’hui puisque, au temps  de Jésus, les bénéficiaires  d’un héritage s’entredéchiraient déjà ! C’est hélas  un grand  classique ! Combien  de familles entrent ainsi en guerre pour longtemps, simplement parce que l’un des membres juge le partage inégal ? L’argent et les biens de la terre ne sont pas condamnés tant qu’ils restent des moyens.Mais ils ont une fâcheuse tendance à devenir un but, le tout de la vie, la seule norme pour définir la valeur de quelqu’un, alors qu’un homme ne vaut que par sa capacité d’aimer. La vie ne s’achète pas, pas plus que le bonheur. Et celui qui avait tout pour être heureux, comme on dit, peut en un instant connaître l’accident, la maladie, la mort. La parabole racontée par Jésus, en ce jour, est claire : qui n’a en tête que son enrichissement personnel ne travaille pas toujours pour son bonheur, même ici-bas. Les murs des belles maisons cachent souvent bien des détresses, et le riche, s’il est lucide, a bien souvent le vertige devant le vide de sa vie. A quoi ça sert tout ça ? ‘’Vanité des vanités’’ répond l’Ecclésiaste.

    Il n’y a pas d’autre richesse que la richesse en vue de Dieu. St Paul le rappelle : le vrai riche est l’homme nouveau qui regarde vers le haut, maître de ses passions et de ses désirs, capable de partager, car les biens partagés prennent une autre saveur. Celui qui sait regarder et écouter le Christ est riche en vue de Dieu. Il sait que Dieu l’aime : il a tout pour être heureux !

   Il me revient ce que disait Michel SERRAULT († 27/07/2007) L’artiste plein d’humour que l’on a connu. Il était croyant pratiquant. Ancien séminariste, il s’est voué au théâtre et au cinéma. Chrétien, il pensait que ‘’les préceptes de la Bible pourraient suffire comme modèle de vie’’. Il essayait de faire passer sa Foi dans son métier et faisait part de son angoisse :’’Voilà ce qui me fait peur : est-ce qu’on a le temps de devenir chrétien? C’est comme quelqu’un qui voudrait devenir violoniste en vingt-quatre heures.Ca n’est pas possible, il faut faire des gammes. Pour devenir chrétien, c’est la même chose. Mais il faut croire, croire passionnément’’.

   Son optimisme reprenant le dessus, il disait :’’S’il y a des éclats de rire dans une église, un temple, une synagogue, ce serait bien ! On ne peut pas être chrétien si on n’a pas le sens de la vie. La résurrection, il faut commencer à la vivre ici, chaque jour !’’’’Sans amour ou sans humanité, tout est nul. Et l’amour : c’est Dieu. S’il n’est pas réconfort, amour, il n’est rien. Faisons exister notre cœur ! Ce n’est pas moi qui vais tracer le chemin, les interdits. Mais n’étouffons pas l’amour par orgueil, intelligence. Mon métier est fait de mystère. La réalité, ce n’est pas clair. Mais même quand je ne comprends pas, que je n’ai pas de réponse, j’ai la chance de rencontrer Celui que j’écoute. Dieu n’est explication que dans l’amour infini. Nous serons tous récupérés dans l’amour… La Foi, c’est autre chose. C’est les autres. Ce qui m’a sauvé lorsque j’avais à faire face à des épreuves terribles, ce sont les autres. Si vous regardez les autres, vos petites embûches vous sembleront moins grosses, vos sentiers plus faciles à gravir. Je ne suis pas un théologien. Je dis simplement : labourez la terre. Il y a des milliers de gens qui l’ont fait avant vous… J’espère que Dieu me donnera ma dose d’humour, mon flacon d’humour jusqu’au bout. Et je travaillerai encore pour Lui, comme tant de bénévoles, sans chercher à gagner le ciel. Un chrétien, ça doit se deviner. Le seul mot qui pourrait me contenter ?’Tu as su quelquefois aimer comme j’ai demandé qu’on aime’.’’

Merci l’artiste ! Il y a bien des manières, simples, pour être riche en vue de Dieu ! † P.Jean KITA