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PREPARER LE CHEMIN DU SEIGNEUR AVEC MARIE, IMMACULEE CONCEPTION

Écrit par Père Jean Kita

   Ce 2° dimanche de l’Avent coïncide avec la fête de Marie, immaculée conception. L’Immaculée  Conception est un dogme de l’Eglise Catholique proclamé le 8 Décembre 1854 par le pape Pie IX dans la bulle ‘Ineffabilis Deus’ : « la bienheureuse Vierge  Marie fut dès le premier instant de sa Conception, par une grâce et un privilège spécial de Dieu tout-puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute souillure de la faute  roriginelle, est révélée de Dieu, et que par conséquent elle doit être crue formellement et constamment par tous les fidèles». Ce dogme tardif n’a fait que confirmer une croyance qui est apparue plusieurs siècles avant.

  Dès les premiers siècles, l’Eglise a formulé dans sa prière l’essentiel de sa Foi concernant la Mère de Jésus, en particulier au Concile d’Ephèse (en 431). Mais il a fallu un long temps pour découvrir peu à peu les merveilles de grâce que contenaient ces mots jaillis spontanément des lèvres du peuple chrétien. St Irénée avait pressenti l’immaculée conception de Marie, lorsqu’il saluait en elle ‘’la nouvelle Eve’’. Ce n’est pourtant qu’au XV° siècle que nous voyons l’Eglise exposer formellement dans sa liturgie :’’Dieu a préparé à son Fils une demeure digne de lui par la conception immaculée de la Vierge’’. Préservant celle-ci de tout péché par une grâce venant déjà de la mort de son Fils. La formule est d’une telle plénitude qu’elle devait être reprise presque textuellement dans la définition dogmatique du pape Pie IX en 1854, à la suite des apparitions de la Vierge à Lourdes auprès de Sainte Bernadette. Celle-ci affirme que, le 25 mars 1858, soit quatre ans après la promulgation du dogme, la dame qui lui est apparue s'est elle-même présentée ainsi, en gascon, dans la grotte de Massabielle : « Que soy era immaculada councepciou » (« Je suis l'immaculée conception »).       

  C’est, depuis 1643, que Marie est devenue la sainte patronne du Diocèse de Besançon. Et les Franc-Comtois ont  tous à cœur de la vénérer, elle, ’’Sainte Marie, Mère de Dieu’’, sous le beau vocable d’Immaculée Conception.

  C’est avec Marie que nous accueillons l’appel de Jean Baptiste : ‘’Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est tout proche’’. Le Seigneur vient : cette Bonne Nouvelle n’est ni une explication, ni un programme mais l’annonce d’une visite divine qui se prépare. Et pour nous indiquer le chemin de la conversion, Jean Baptiste donne l’exemple. Avant de proclamer le Royaume des Cieux aux autres, il se met en état de l’accueillir. Il n’est pas possible de l’annoncer aux autres sans se convertir soi-même. Sans conversion, la rencontre avec le Christ qui vient est impossible. Préparer le chemin du Seigneur demande donc une vraie conversion de notre style de vie et de notre considération des autres. Il ne s’agit pas de faire semblant : avec Dieu on ne triche pas. En cela, imitons la Vierge Marie ‘’resplendissante de beauté, immaculée’’

En ce dimanche, rejoignons tous ceux qui se confient à la Vierge, en particulier, les malades, (parmi eux, une malade visitée me disait :’’ mon chapelet, c’est ma force’’), les Equipes du Rosaire, les contemplatifs de Notre Dame qui s’en remettent à sa douceur maternelle et avancent avec plus de confiance dans la vie malgré bien des difficultés. Que Marie soit notre ‘’Chemin d’Avent’’ pour préparer nos cœurs à accueillir son Fils Jésus en cette fête de Noël 2019 !                                                                                                                 † Père Jean KITA 

DIEU VIENT PARMI NOUS !

Écrit par Père Jean Kita

    A partir de ce dimanche, l’Eglise entre dans le temps de l’Avent, temps  dynamique de préparation des cœurs pour accueillir Jésus, fils de Marie, fils de DIEU. Au cœur de ce monde qui doit faire face à mille défis, écologiques, démographiques, décalage croissant entre les riches et les pauvres, absence parfois d’idéal fort, Noël vient comme une bouffée d’oxygène pour redonner l’Espérance et la force.

 Un monde nouveau est possible avec le Messie, le sauveur de l’humanité. « En prenant notre humanité, Jésus nous donne part à sa divinité » disait saint Léon Le Grand. Par sa naissance, l’homme acquiert un nouvel horizon, une nouvelle dignité.

Avec Jean le Baptiste, prophète de l’Avent, changeons nos cœurs, croyons à la Bonne Nouvelle. Avec lui, ayons le courage d’ouvrir des chemins nouveaux d’humanité en aplanissant tout ce qui fait obstacle à l’unité entre les hommes.

Veillons avec Marie, fille de Nazareth, pour accueillir comme elle les propositions du Seigneur par un oui toujours plus généreux et total. Dieu nous interpelle toujours là où l’on ne l’attend pas, à tous les carrefours de nos vies.

Entendons la voix du Seigneur, comme les bergers de la campagne de Bethléem, pour nous mettre en route et reconnaître avec simplicité et foi celui qui nous rejoint au cœur de nos vies.

Ne perdons pas de temps, préparons nos cœurs pour devenir chercheurs de Dieu à la manière des Mages, savants d’Orient qui n’ont pas hésité à se mettre en marche. Comme eux, apportons nos trésors au Seigneur et mettons à sa disposition les talents qu’il nous a confiés.

Trouvons le temps nécessaire pour chercher les signes du Seigneur qui vient et qui nous invite à faire que Noël soit un moment merveilleux d’humanité nouvelle et d’Espérance. Noël c’est la fête de l’Emmanuel, Dieu parmi nous.

L’Avent peut être vraiment le temps privilégié de l’attente, de la préparation des cœurs, de la transformation de nos vies, car l’ange nous redit comme à Marie : « Rien n’est impossible à Dieu. » A notre manière, participons aux illuminations de Noël en partageant nos propres lumières intérieures.   (Père Jean Le Rétif)

Nos rues se parent de sapins, de guirlandes et de néons multicolores pour égayer la morosité ambiante et favoriser l’attrait commercial de la fête de Noël… Ne nous trompons pas de fête ! Il s’agit de préparer vraiment la venue, la présence de Jésus dans notre cœur ! Jésus est le visage de Dieu qui vient vivre au milieu de nous et nous montrer les chemins de la paix, de la joie, l’amour possible ! Il est le plus beau cadeau que l’on puisse recevoir ! Tout le reste est secondaire ! Durant tour ce temps de l’Avent, prenons du temps pour nous préparer à vivre cette fête de Noël avec le désir d’accueillir Jésus dans un véritable cœur à cœur avec lui ! Encourageons-nous dans ce sens, par la prière quotidienne, en faisant une couronne de l’Avent, une crèche dans nos maisons, en n’oubliant pas les gestes de partage en famille, avec les voisins, l’inconnu… Jésus se dérange pour nous, ouvrons-lui notre porte ! Déverrouillons celles de notre individualisme, de notre égoïsme, de notre ‘’chacun pour soi’’…Nous découvrirons alors ce qu’est la vraie joie de Noël : l’amour qui rend frère !                                      † Père Jean KITA

NOTRE ROI REGNE PAR LA CROIX

Écrit par Père Jean Kita

La fête du Christ Roi  clôture l’année liturgique et nourrit notre espérance. Nous croyons qu’il récapitule toute chose : il est notre paix définitive. car ‘’Dieu a jugé bon qu’habite en lui toute plénitude et que tout, par le Christ, lui soit enfin réconcilié’.(Col 1/19)  De quel étonnant accomplissement des Ecritures, témoigne aujourd’hui la liturgie en cette fête du Christ-Roi ! Quelle investiture royale qui se situe sur la montagne du Golgotha et se déroule

autour d’une Croix, trône improvisé du nouveau Roi, couronné d’épines ! Parodie d’investiture où pourtant rien ne manque : au-dessus de la tête du condamné, l’inscription qui désigne Jésus de Nazareth, roi des juifs. L’intronisation, selon la loi de Moïse, doit se faire, devant 2 témoins. Ironie du sort, ce sont 2 vulgaires brigands. Enfin, ridicule investiture de Celui qui ne sera Roi, qu’en allant jusqu’au bout du bafouement, des railleries, des provocations… Devant la Croix dressée où Jésus est solidement attaché, immobilisé les chefs, les soldats et l’un des malfaiteurs tiennent des propos et lancent des défis qui montrent bien qu’ils sont incapables de mesurer ce qui se passe. ’’S’il est le Messie de Dieu, qu’il se sauve lui-même !...Si tu es le Roi des Juifs, sauve-toi toi-même et nous avec !’’ On croit réentendre Satan au désert :’’Si tu es le Fils de Dieu…’’  St Luc insiste sur le mot ‘’sauver’’ qui revient sans cesse sur les lèvres des accusateurs. Mot ambigu par excellence. Il y a le ‘’sauve qui peut’’ de la débandade. IL y a aussi celui qui veut sauver sa vie et qui perd tout. Aussi, Jésus ne fait aucun geste pour se dégager. Il ne relève pas le défi : comme au désert, il refuse, par fidélité à sa mission. Oui, ‘’sauve qui peut’’, lui il le peut… Il ira jusqu’au bout de témoignage, de l’amour, donnant ainsi tout son éclairage à sa royauté. Pas possible de la confondre avec la domination des Césars et la puissance des dictateurs. C’est ce qu’a compris le larron en voyant mourir à côté de lui, coupable, cet innocent :’’Souviens-toi de moi quand tu seras dans ton Royaume’’. Il vient de prendre conscience d’un autre ordre de salut, d’un autre genre de royauté, qu’apporte cet homme qui n’a à se sauver de rien et qui sauve tous les autres. Il vient d’accéder à la foi. Théologien sans le savoir, il reçoit aussitôt confirmation: ’’Aujourd’hui même, tu seras avec moi au Paradis’’. La Parole de Jésus est éloquente. Elle actualise pour aujourd’hui et tous les temps sa venue comme Roi et indique la vraie portée de sa Royauté. Regarder la Croix, c’est la voie royale, un trône jamais imaginé par aucun souverain de la terre ! Que les puissants de ce monde ne craignent rien ! L’Eglise porteuse de la mission du Christ, n’est pas une concurrente. Il est vrai qu’au cours des siècles, elle a pu prendre un visage triomphaliste, qui ne lui allait guère, qui la disqualifiait. Elle n’était plus ‘’sel de la terre, lumière du monde’’. De ces périodes passées : croisades, inquisition ou autres, elle a, par la bouche même de l’évêque de Rome, demandé Pardon.  La liturgie de ce dimanche met bien en lumière, à travers le larron repentant et entrant d’emblée dans la gloire, la définitive taille de l’Homme. La Foi du chrétien implique impérieusement son combat pour la justice et pour la paix. Le salut apporté par le Christ est devenu la clé de l’histoire des hommes, le centre et l’accomplissement total de la Création.

 (D’après plusieurs sources : Missel du Dimanche 2019 et P. Simon Faivre)              †  Père Jean KITA

LA RESURRECTION : VICTOIRE SUR LE NEANT !

Écrit par Père Jean Kita

L’Evangile nous a souvent invités, notamment à travers les paraboles, à bouleverser  nos échelles de valeurs, à relativiser des réalités pourtant  très légitimes, très  humaines, très saintes, comme  la famille, le travail, la mort. ‘’Qui est ma mère, qui sont mes frères ?’’ dit Jésus. ‘’Ce sont ceux  qui écoutent  ma parole  et qui la mettent en pratique’’. Et ailleurs : ’’Laissez les morts ensevelir les morts !’’                                                                                 

Il y a des priorités à respecter. Un seul absolu : le Royaume, le dessein de Dieu à réaliser : que son règne vienne ! Toutes les valeurs sont subordonnées à celles-là, y compris la vie. Cette vie que nous aimons, que nous défendons à tout prix, cette vie que les hommes aiment à trans-mettre depuis le commencement du monde pour se continuer à travers leurs enfants, la postérité. Les textes de ce 32°dimanche mettent précisément en question cette postérité. Toute une conception de la vie est impliquée dans cette liturgie.                                                                             

Pour la maman juive et ses sept enfants, l’important n’est pas d’abord de durer, de sauver leur vie à tout prix, de survivre, d’assurer la descendance et la postérité, mais d’aimer Dieu, de lui être fidèles, de rester libres devant l’être total auquel Dieu nous appelle. Jésus, deux siècles plus tard, dira :’’Celui qui veut sauver sa vie la perdra et celui qui perdra sa vie la sauvera’’.  Les  sadducéens, qui contestaient la Résurrection, tendent un piège à Jésus. Ils se réfèrent hypocritement à la législation matrimoniale du temps de Moïse. Sa loi du Lévirat faisait un devoir à un homme d’épouser la veuve de son frère lorsqu’elle restait sans enfants. Les sadducéens invoquent cette loi dans un cas  tout à fait hypothétique, pour en tirer une conclusion qui tend à nier la résurrection, en la rendant ridicule. Ils imaginent en effet 7 frères épousant successivement la même femme : de qui sera-t-elle l’épouse ? Faut-il voir un parallèle avec les 7 autres frères de la première lecture (2° livre des Martyrs d’Israël 7/1-14), arrêtés et torturés, en même temps que leur mère, sous le règne du roi Antiochus qui eux, à travers le don de leur vie, manifestent au contraire, la victoire d’une existence définitive et sont prophètes de la Résurrection ? Les premiers, obsédés par la postérité à tout prix, les seconds disponibles pour le Royaume.                                                                                                  

Jésus, dans l’Evangile, confirme l’espérance de ces derniers et de leur maman martyrs et répond au sadducéens, en citant lui aussi la loi de Moïse qui, dans le récit du buisson ardent, appelle le Seigneur : ’’Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob’’. Non pas le Dieu des morts mais le Dieu des vivants ! L’homme qui vit, dès ici-bas en ressuscité, dans le Christ, dit St Paul, a dépassé la peur qui porte au mensonge et aux compromis séduisants. Au-delà des interdits alimentaires aujourd’hui dépassés, c’est la compromission avec le mal qui est dénoncée. Dans les valeurs du monde d’aujourd’hui, n’est-t-il pas évident que certains choix impliquent de la part du croyant un refus ferme et pacifique ? Le ‘’porc’’ moderne a sans doute des visages plus subtils mais non moins contraires à la vie en ressuscités. Il nous faut constamment resituer l’Homme dans sa taille réelle, sa vocation vraie et définitive.             

(Méditation du P. Simon Faivre)                                                                                     † Père Jean KITA          

LES SURPRISES DE DIEU

Écrit par Père Jean Kita

La peur, la crainte ont tendances à s’installer dans notre monde. Aux catastrophes et sinistres qui endeuillent des régions de notre planète, s’ajoutent la menace de cataclysmes écologiques, de nouvelles maladies, l’incapacité de juguler la violence, le terrorisme, la maitrise de l’économie mondiale, ouvrant la porte à la misère, la pauvreté et de multiples inégalités !

C’est dans ce contexte que nous entendons la parole de St Paul aux chrétiens de Thessalonique :’’N’allez pas perdre la tête, ne vous laissez pas effrayer’’. En définitive, c’est ‘’chez nous’’  que Dieu a choisi de demeurer, quels que soient les désordres et  la précarité de notre maison humaine. C’est encore aujourd’hui et pour nous qu’il déploie sa puissance d’amour, de pardon et de miséricorde, pour que nous soyons ses partenaires dans le combat pour l’homme et pour la terre.

C’est dans cet optimisme que l’auteur du livre de la Sagesse nous parle d’un Dieu amoureux de sa création, passionné pour l’homme qu’il appelle sans cesse à l’existence, qui aime la vie et anime de son souffle impérissable tous les êtres.

Dieu ne nous guette pas dans nos mauvais jours comme le ferait un mauvais surveillant pour nous prendre en flagrant délit ! Au contraire : qu’elle délicatesse vis-à-vis du pécheur ! Il reprend peu à peu, il avertit, rappelle discrètement, va jusqu’à fermer les yeux sur nos faiblesses et notre péché, pour ne plus voir en nous que notre capacité à travailler avec lui à l’achèvement de sa Création.

Il a pris le parti de nous surprendre dans nos meilleurs moments : c’est lui qui, en Jésus de Nazareth, ferme les yeux sur le passé de Zachée, ce riche chef de publicains, pour les ouvrir et les lever vers ce petit homme, jugé sur un sycomore et rempli du désir de le voir passer, lui, Jésus.  Et c’est précisément cela qui va bouleverser cet homme et l’amener à la conversion : ‘’ Voilà Seigneur, je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens’’.

Catalogué comme pécheur, affublé d’une mauvaise réputation, doublement écrasé par la foule, le voici, à présent, distingué entre tous !  Celui qui voulait voir a été vu : Zachée, descends vite ; aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi’’. A se demander qui sera l’invité …

Un jour, un autre pécheur, un larron, un condamné à mort, s’entendra dire sur la croix : ‘’Aujourd’hui, tu seras avec moi dans le Paradis’’.

Jésus ne met pas de condition préalable à sa visite. Zachée, publicain et pécheur, ce simple curieux du sycomore de Jéricho, ce médiocre au corps et à l’âme ‘’de petite taille’’  se trouve tout à coup changé, déplacé de lui-même par l’invitation de Jésus.

C’est de cette bouleversante miséricorde, source de joie et de fête, dont nous avons à témoi-gner pour notre temps : Bonne Nouvelle pour le monde ! C’est en Jésus de Nazareth que s’accomplit pleinement l’optimisme originel de la création. ‘’La gloire de Dieu, c’est l’homme vivant !’’.  (D’après un commentaire du Père Simon Faivre)

                                                                                                                           † Père Jean KITA

COMMEMORATION DES FIDELES DEFUNTS 2 NOVEMBRE 2019

Écrit par Père Jean Kita

   En ce jour, nous faisons une place plus grande à nos chers disparus. Ils ont fait un bout de chemin avec nous. Ils nous ont choyés, servis, aidés, aimés. Nous disons souvent combien : ‘’Ils nous manquent !’’. Extérieurement, oui, ils nous manquent, mais intérieurement, leur mémoire reste gravée dans notre cœur et nous aident, indiciblement à écrire notre histoire. Un jour, on les retrouvera dans l’au-delà, auprès de Dieu, ‘’là où il n’y a plus ni deuil, ni larmes, ni douleur, mais la joie et la paix éternelles’’

Voici quelques témoignages et pensées à méditer…

Comment les vivants disparaîtraient-ils alors qu’ils sont issus de Dieu et que Dieu est de toujours et pour toujours ?  Vous, les aimés défunts, votre place est vide, vous n’êtes plus assis à notre table et sur nous, votre main ne dépose plus sa tendresse. Pourtant votre présence habite au milieu de nous, car l’amour est plus fort que la mort

‘’Nous le savons, l’Amour est plus fort que la mort, le lien d’amitié profonde que nous avons noué ensemble dans la joie, a une valeur d’éternité joyeuse. Aujourd’hui, vous vous êtes encore une fois dérangés pour moi, mon âme et mon cœur sont tout près de votre âme et de votre cœur. Je voudrais que cette chère rencontre se déroule dans une atmosphère  de joie. J’ai choisi des cantiques pleins d’allégresse. Chantez-les joyeusement à pleine voix !... Dès mon entrée en religion, je me suis confiée, corps et âme, à la Vierge pour qu’elle me garde fidèle. Elle l’a fait et comment ! Remerciez-la avec moi ! Yalla ! En avant ! C’est passionnant de vivre en aimant !                        (Sœur Emmanuelle)

‘’Quand papa est mort, je ne priais pas trop et ne vivais pas vraiment ma foi. Un jour, j’ai rencontré aux scouts un garçon qui avait, lui aussi, beaucoup souffert. Sa rencontre avec Dieu l’avait sorti du trou et avait même transformé sa vie. En me tournant vers Dieu à mon tour, j’ai vécu une véritable conversion. Depuis, je lui parle quand je traverse des moments difficiles, que ça ne va pas. Je prie tous les soirs au calme. A la messe, je confie à Jésus toutes mes joies et mes peines. Je me sens écoutée. Ma foi est encore sortie renforcée d’une session spirituelle à Paray le Monial, grâce aux paroles de Dieu que l’on m’a transmises. Le soir ou à la messe après la communion, je parle à mon père et lui confie mes sœurs, maman, mes amies. Je lui demande d’intercéder pour moi. Voilà comment je garde le lien avec lui. Je suis moins triste qu’au début, je ressens toujours le manque, j’ai souvent besoin de parler de lui à mes amies, mais je pleurs beaucoup moins. Quand nous mourrons, nous nous retrouverons tous près de Dieu, je le sais. Y croire, cela change tout !’’  (Alizée, 14 ans) (D’après la revue L’invisible)

 « Les Saints, c’est des gens traversés par la lumière »   (un enfant)

« On voit dans le héros ce que peut un homme. Dans le Saint, on voit ce que le Christ peut faire d’un homme. On naît pour être un héros. On est appelé à être un Saint. Personne ne peut vivre de soi ! Moi, multiplié par moi, cela fait zéro. »   (Zenta Maurina)

« Rien ne sert d’être l’homme le plus riche…du cimetière ! »  (Peter Ustinov)

                                                                                                                                                                                                † Père Jean KITA

ILS SONT NOMBREUX LES BIENHEUREUX !

Écrit par Père Jean Kita

 

C'est aujourd'hui "JOUR DE BONHEUR" !

La fête de ce jour ne nous parle que de bonheur!

9 fois le mot "HEUREUX" éclate dans l'Evangile!

 

Il fait bon entendre ce message de fête

au milieu de la grisaille et des évènements morbides

du monde et de ces derniers temps!

Ce n'est pas Toussaint la trouille, Toussaint la peur,

ni Toussaint les chrysanthèmes et encore moins

la fête des morts et des cimetières,

mais la fête de TOUS LES VIVANTS

qui partagent la joie éternelle de Dieu!

 

Avec l'Eglise toute entière, nous fêtons

les grands saints du calendrier,

ceux dont nous portons le prénom,

les humbles et les sans grades,

les petites gens jamais vues à la télé,

les doux, les pacifiques, les miséricordieux,

les purs, les affamés de justice: les béatifiés!

Ils sont d'hier, d'aujourd'hui, d'autres viendront demain!

Ils existent autour de nous: vivent simplement,

calment le jeu, zappent devant les violences

   et les discours indécents…ils font le choix de la paix.

 

Avec tous les saints, nous sommes membres du peuple

"en marche", debout devant Dieu.

Les saints, c'est peut-être vous, peut-être moi…

On est tous appelés à devenir des saints dès ici-bas.

 

Disponibles à Dieu qui nous veut à son image,

laissons-nous travailler intérieurement par l'Esprit-Saint

et alors nous rejoindrons le "peuple immense

que nul ne peut dénombrer, une foule de toutes nations,

races, peuples et langues" (Apocalypse 7/9)

"Et nous verrons Dieu tel qu'il est": le Saint, le Parfait.

 

…                                                            Père Jean Kita

 

Les saints et les saintes sont « comme des étoiles lumineuses tournant autour du Soleil qu'est le Christ, lumière du monde »  

Pape Benoît XVI (21/03/2011)