MERVEILLE DU SEIGNEUR : MARIE PARTAGE LE TRIOMPHE DU CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

L’Assomption est une des grandes fêtes de la vie chrétienne. Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Sans avoir connu la corruption du péché et de la mort, Marie est montée au ciel : elle connait la plénitude de la vie éternelle auprès de Dieu.

 On célèbre cette fête dès le IV° siècle, à Antioche, et au V° siècle en Palestine. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l’empereur Maurice (582 - 603) pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel. Seul un écrit apocryphe du V° siècle, La Dormition de Marie, évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

   "Tous d'un même cœur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1/14) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devient-elle alors? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine son séjour terrestre.

    C’est le 1 er novembre 1950 que le pape Pie XII affirme la foi de l’Eglise en l’Assomption de la Vierge Marie par une définition dogmatique: « … Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste. » Depuis que Louis XIII a placé le Royaume de France  sous la protection de Notre Dame de l’Assomption, des processions sont organisées un peu partout à travers le monde.

    L’Assomption de Marie découle de sa Maternité divine : Dieu  a « préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté son propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie » De même que la Maternité divine de Marie a été une grâce pour le monde entier, ainsi, son Assomption personnelle inaugure-t-elle l’assomption de l’humanité en Dieu. La femme dont le « signe grandiose apparut dans le ciel » aux yeux de St Jean est à la fois Marie et l’Eglise : « parfaite image de l’Eglise à venir, aurore de l’Eglise triomphante », Marie « guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin ». Contemplant Marie, qui « partage le triomphe du Christ

Et règne pour toujours avec lui », c’est une grâce « d’attention aux choses d’en-haut » que nous demandons à Dieu par son intercession « pour obtenir d’être élevés avec elle dans la gloire ». Comme Marie, nous savons que nous portons en nos corps, qui sont des temples de l’Esprit saint, des germes d’éternité.

   Faisons attention, de ne pas déifier la Vierge Marie : elle n’est pas Dieu ! N’en faisons pas une ‘’déesse’’ ! Elle est le modèle parfait de la Foi, modèle imitable dans son écoute de Dieu, et de son engagement pour que s’accomplissent les projets de Dieu. La prier, c’est solliciter son soutient, ses encouragements pour lutter contre les tentations de ce monde qui tendent à nous détourner de Dieu ! Elle ne cesse de nous montrer la bonne direction à prendre : celle de son Fils Jésus dont elle nous invite à « faire tout ce qu’il nous dira ». 

(D’après plusieurs sources)                                                                                          † Père Jean KITA