JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

Écrit par Père Jean Kita

  Chers frères et sœurs, la réponse au défi posé par les migrations contemporaines peut se résumer en quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Mais ces verbes ne valent pas seulement pour  les  migrants et pour  les réfugiés. Ils expriment la mission de l’Église envers tous les habitants des périphéries existentielles, qui doivent  être accueillis, protégés, promus  et intégrés. Si nous mettons ces verbes en pratique, nous contribuons à construire la cité de Dieu et de l’homme, nous encourageons le développement humain intégral de toutes les personnes et nous aidons aussi la communauté mondiale à s’approcher des objectifs du développement durable qu’elle s’est donnés et qu’il sera difficile d’atteindre autrement.

Donc, ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine. Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les “ signes des temps ”. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu.

C’est le vœu que j’accompagne de ma prière en invoquant, par l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Route, d’abondantes bénédictions sur tous les migrants et les réfugiés du monde entier et sur ceux qui se font leurs compagnons de voyage’’ (Pape François)

Méditation

    Je frappe. Quelqu’un m’entendra ? Quelqu’un répondra ? Quelqu’un m’ouvrira ? Le cœur est en attente, suspendu…

    Quelqu’un a frappé ? Mais je n’attends personne ! Qui pourrait venir ?

    Je me tiens à la porte et je frappe.

    Oui, quelqu’un a frappé. Qu’est-ce que je fais ? Mais si j’ouvre : qu’est-ce qui m’attendra ? M’ouvrir à l’inconnu ? M’ouvrir à l’inattendu ?

    Je me tiens à la porte. Trouverai-je quelqu’un qui ouvre ? Trouverai-je quelqu’un pour partager ce que je porte ?

    Pourrais-je accueillir? M’ouvrir réellement à la rencontre ? J’essaie d’ouvrir mon cœur et j’y vais...

     La porte s’ouvre. Un visage…

    Nos regards se croisent. La lumière pénètre la maison….

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » (Ap 3/20a) « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10/40) « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jn 8/12)

    (D’après le Service national de la Pastorale des Migrants)                                     † Père Jean KITA