Blog 2016

TOUJOURS PRÊTS … A NOUS CONVERTIR ?

Écrit par Administration

Le temps de l’Avent est un temps de découvertes et de conversion.


Avez-vous remarqué combien de fois on dit ‘’On a toujours fait comme ça  !’’. Alors, on ne veut rien changer à nos routines, nos habitudes… Quel Noël préparons-nous et voulons-nous vivre  ? 

Attention de ne pas nous tromper de fête! Redisons à qui veut bien l’entendre que Noël c’est avant tout l’anniversaire de la Naissance de Jésus,  le Fils de Dieu au cœur de notre humanité  !
   C’est aussi aujourd’hui la fête de Notre Diocèse dont Marie, ‘’Immaculée Conception’’ est la sainte patronne. Sur notre route de l’Avent, retrouvons son humilité, pour préparer la crèche de notre cœur, à accueillir, comme elle et avec Foi, cet évènement unique  : Dieu qui est bon et  miséricordieux vient vivre notre condition d’homme pour nous aider à retrouver notre dignité d’Enfant de Dieu  ! Oui, sommes-nous prêts à l’accueillir, à nous convertir pour nous étonner encore des merveilles de Dieu  ?


‘’Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers  : tout être vivant verra le salut de Dieu’’. Tel est le message que les lectures de ce dimanche nos invitent à méditer…
   Laissons-nous interpeler par ce texte du Père Guy Gilbert… et mettons-nous en marche  vers la conversion !

‘’Si tu ne penses d’abord qu’à lorgner les vitrines pour savoir ce que tu vas acheter à tes gosses, alors Noël c’est râpé…

Si tu commences à dresser la liste des gens à inviter en prenant soin d’exclure les chiants, les emmerdeurs, ceux et celles qui vont troubler la fête tranquille, Noël c’est râpé.

Si tu ne prends pas le temps de méditer durant cet Avent le merveilleux mystère de la nuit de Noël, la pauvreté de l’enfant Jésus, le dénuement absolu des immigrés que sont ses parents, alors Noël c’est râpé.

Mais si tu lorgnes déjà sur le jeune couple de chômeurs de ton immeuble qui, sans toi, fêteraient cette nuit-là dans un plus de détresse et de solitude, alors Noël c’est gagné.

Si tu n’attends pas pour dire à l’ancienne qui vit seule, un mois à l’avance, qu’elle sera ton invitée, pour qu’elle savoure d’avance durant un mois ces quelques heures où elle sera reine, alors Noël c’est gagné.

Si tu prends la peine de réfléchir à ce mystère d’amour et de pauvreté qui, au cours des âges, a été défloré, foulé au pied et travesti en fête égoïste, fête de beuverie et de gueuleton, alors Noël c’est gagné.

Si tu continues dans l’année qui vient à vivre ce mystère en pensant que le partage ce n’est pas seulement l’affaire d’une nuit, alors Noël illuminera toute ton année’’.

Noël ‘’râpé’’ ou Noël ‘’gagnant’’  ? Chrétien de 2016, à toi de jouer  !               

 

  † Père Jean KITA



CHRIST, ROI DE L’UNIVERS POUR LES SIECLES DES SIECLES

Écrit par Administration

La  fête du Christ Roi est relativement récente. Elle a été instituée en 1925, par le pape Pie XI. Il s’agissait  pour le pape d’affermir  la Foi des fidèles face aux idéologies conquérantes de l’époque nationale-socialiste, fasciste et communiste. Ces idéologies n’avaient pas pour but seulement  de gouverner la cité terrestre dans une légitime autonomie du pouvoir politique par rapport au religieux. Elles avaient pour but de modeler un homme  nouveau, de régenter toute la vie des personnes, et d’imposer par la force leur manière de voir  : elles étaient totalitaires. Ces extrémismes avaient notamment en commun de proférer la fonction totalitaire de l’État sur le citoyen. Pour les tenants de ces idéologies et leurs dirigeants, leur victoire amenait à exclure la foi chrétienne de la société. La popularité de ces idéologies à partir des années 20 mettait en péril la liberté religieuse et la foi des chrétiens. Il fallait redire une dimension essentielle de la Révélation: la foi au Christ n’est pas une vérité subordonnée au politique, ni une affaire purement privée. Cette fête a donc un caractère pédagogique. Elle vise à nous rappeler qu’il nous faut toujours nous garder des idoles c’est-à-dire des idéologies, des manières de penser, qui veulent régenter toute notre vie personnelle, et exclure la liberté religieuse de la société. La communauté politique et l’Eglise, tout en étant ‘’indépendantes et autonomes, chacune dans son domaine’’, sont toutes les deux ‘’au service de la vocation personnelle et sociale des personnes humaines’’ (Vatican II, Gaudium et spes).
     Dire que le Christ est Roi,  c’est affirmer que, dans son humanité glorifiée, le Christ a autorité comme Dieu non seulement sur la terre, mais sur le cosmos tout entier, sur tous ces mondes dont nous connaissons l’existence et sur tous ceux que notre science n’a pas encore découvert. Dire que le Christ est Roi, c’est proclamer aussi qu’il est le maître de l’histoire pour tous les peuples et dans tous les temps, et qu’il mène souverainement le destin de chaque homme, de chaque communauté, en faisant concourir tous les événements au bien de ceux qui l’aiment. Dire que le Christ est Roi, c’est reconnaître que l’amour du Christ lui donne autorité sur nous  ; c’est reconnaître que le Christ a le droit de nous aimer comme il veut, autant qu’il veut et que notre premier devoir est d’accueillir, d’écouter. C’est aussi reprendre avec courage et bonheur, le chemin que librement nous avons choisi pour l’aimer et le suivre.
     À la fin des  temps, le Christ  viendra achever toute l’œuvre de son Père. Il viendra remettre toute la création entre les mains du Père, et Jésus sera établi Seigneur sur toute la création, et ainsi tout sera définitivement accompli.
     En célébrant cette fête, nous voulons signifier que notre vie à un sens qui s’inscrit dans l’histoire de l’humanité et qui concernent tous les peuples. Notre vie personnelle et la création tout entière tirent leur origine de Dieu et elles trouvent leur fin en Dieu. Notre vie à un sens car elle a un point de départ et un point d’arrivée ainsi qu’une force directrice qui sont l’œuvre de Dieu en nous. Nous sommes promis à la Royauté éternelle. (Fr.Antoine Marie,o.c.d.). C’est la Bonne Nouvelle que cette fête nous invite à méditer avec espérance  !
                                                                                                                         † Père Jean KITA

JE CROIS EN LA VIE ETERNELLE

Écrit par Administration

Les questions sur l’au-delà de notre vie sont sans doute très nombreuses, légitimes mais pas éternellement sans réponse. Il est vrai que les courants de pensée vont bon train : certains pensent que la mort est une fin, d’autres imaginent une réincarnation ou encore la métempsycose… Beaucoup disent n’être sûrs de rien puisque personne n’est venu de chez les morts pour nous en parler avec certitude. Au temps du Christ les avis étaient déjà très partagés: les pharisiens croyaient savoir que les ressuscités étaient comme des anges,

les Sadducéens dont parle l’Evangile de ce jour sont des traditionalistes qui récusent l’idée de résurrection des morts. D’autres encore disent ne croire que ce qu’ils voient !

A la suite du Christ, mort et ressuscité, nous croyons avec certitude que la vie est plus forte que la mort. Dieu ne peut mourir et sa toute-puissance est une puissance de Vie et, qui plus est, de vie éternelle. Les textes sont nombreux à travers toute la Bible pour nous révéler que la vie n’est ni dérisoire, ni une absurdité. Le but qui nous est fixé ne consiste pas à peu de chose : il s’agit de gagner la vie éternelle c'est-à-dire d’atteindre à la vie réelle et vraie auprès du Père, par le Fils et dans l’Esprit-Saint. Avant sa mort, Jésus mentionne l’existence dans l’au-delà de «la maison de son Père où beaucoup peuvent trouver leur demeure »(Jn 14/2) Il affirme que la volonté du Père « c’est qu’il ne perde personne mais qu’il les ressuscite tous au dernier jour »(Jn 6/39)… Au cœur de notre Foi chrétienne, oui, il y a cette affirmation fondée sur l’évènement pascal : le Christ est ressuscité et ceux qui sont morts avec lui ressusciteront avec lui pour la vie éternelle.

Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. L’homme ne peut définitivement mourir. La mort n’est pas la preuve d’une fin définitive ni de l’existence du néant, mais une épreuve, douloureuse parfois, comme une rupture, pour une autre dimension de la vie. Il en est comme du petit enfant qui, à sa naissance, quitte le sein maternel pour une nouvelle dimension de son existence. Cela fait partie de la dynamique de l’évolution. Nous existons en traversant de mul-tiples passages : de l’enfance à l’adolescence, de l’adolescence à l’âge adulte, de la jeunesse à la vieillesse…Chaque étape de la vie est à la fois le passage d’un hiver vers un nouveau printemps, d’un Vendredi Saint vers la Pâques. Nous ne faisons que de vivre des morts suc-cessives pour découvrir la réalité de nouveaux printemps. Ainsi, peut-on dire que, comme l’écrit Gabriel Ringlet dans le journal La Croix : ‘’la résurrection n’est pas loin, mais tout près de nous. L’au-delà est déjà ici-bas. La vie quotidienne donne la main à la vie éternelle. C’est maintenant qu’il faut devenir le ciel’’. C’est le grand mystère de la vie dont nous n’avons rien à craindre.

Faisons confiance au Christ qui mieux que quiconque sait les tenants et les aboutissants de ce mystère que nul ne peut éluder puisqu’il aura à le vivre un jour. Comment ? Tout simplement en suivant sa parole de vie et en nous inspirant de son esprit d’amour. Dieu ne peut pas aban-donner pour une mort éternelle ceux qui ont vécu dans son amitié et qui sont morts pour lui. ‘’Héritiers de sa résurrection ’’, essayons d’imiter davantage le Christ : on pourra mieux per-cevoir alors la grandeur de son projet de vie et d’amour pour notre humanité, son intime divinité. Même si l’homme se fourvoie dans les œuvres de mort sans issue, Dieu se compromet en permanence dans des œuvres d’amour. Et dans ce combat, St Paul l’affirme : « l’amour ne passera jamais »(1 Co 13/8) mais triomphera toujours. Dieu ne sait pas s’arrêter de nous aimer parce qu’il est le Dieu des vivants et de toute l’histoire. Jésus est la clé de notre avenir. En lui, nous avons la certitude de l’existence de l’au-delà que nous pouvons atteindre en suivant avec confiance la trace de ses pas car dit-il :« Nul ne va vers le Père sans passer par moi » (Jn 14/6) Père Jean KITA

Halloween… Une ‘’contre’’ TOUSSAINT’’

Écrit par Administration

C’est bientôt la TOUSSAINT (= Fête de tous les Saints).Cette fête est souvent mal comprise car elle privilégie le culte des morts avant celui des vivants connus et inconnus qui sont auprès de

Dieu. Déjà, les mass-médias associent cette fête aux congés de l’automne, les magasins proposent les traditionnels chrysanthèmes, fleurs circonstancielles pour le fleurissement des tombes…Mais sournoisement depuis 1998, une nouvelle ‘’fête’’, avant tout lucrative, d’origine païenne, Halloween, est venue s’installer dans le décor.

Halloween vient de ‘’Ail Hallows Eve’’ qui veut dire ‘’veille de la Toussaint’’. Cette fête remonte aux tribus gauloises qui vivaient il y a plus de 2000 ans. L’année se terminait le 31 octobre et marquait la fin de la saison et le début de la saison sombre. Durant la première nuit de la nouvelle année, on exécutait tout un cérémonial afin de s’assurer une bonne année à venir. Le 1° novembre on célébrait le dieu païen Samain, dieu de tout ce qui est froid, noir et mort. Les druides se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes pour leur dieu. Ils exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur la maison concernée : si vous ne donnez pas, il va vous arriver un malheur. Pour éclairer leur chemin, ces druides portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, dans lesquels brûlaient une bougie faite de graisse humaine. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces. Aux XVIII° et XIX° siècles, quand cette coutume est arrivée aux Etats-Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles. Aujourd’hui encore, le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers et la fête de tous ceux qui cherchent à avoir un lien avec Satan.

Certes, pour la grande majorité, Halloween se réduit à un innocent folklore, mais son véritable danger est ailleurs. Les fêtes liturgiques sont l’indispensable occasion, si nous voulons rester chrétiens, de fixer notre regard sur le Christ, de nous rappeler qu’il est vivant et agissant. Or nous assistons à une sécularisation du calendrier : le week-end a remplacé le dimanche, les vacances de printemps, la fête de Pâques, et le passage du père Noël la venue de Jésus. La Toussaint, à son tour, risque d’être bientôt remplacée par Halloween qui est son contraire !

Avec Halloween, les défunts et leurs fantômes reviennent pour nous faire peur et nous menacer de la mort. A la Toussaint, au contraire, nous ne nous moquons pas de la mort et nous ne jouons pas avec. Nous attestons que nos défunts sont des vivants et que nous sommes destinés à les rejoindre dans la cité de Dieu. La fête de la Toussaint est la fête de la Vie, de la Joie et non celle de la peur et de la mort dont le Christ nous a définitivement libérés.

Il n’est peut-être pas possible d’empêcher les enfants de participer aux fêtes d’Halloween, mais il est de notre devoir de chrétien, de rappeler le sens de la Toussaint et surtout de rendre cette fête la plus vivante, la plus respectueuse et la plus joyeuse possible.

Père Jean KITA

Halloween… Une ‘’contre’’ TOUSSAINT’’

Écrit par Administration

C’est bientôt la TOUSSAINT (= Fête de tous les Saints).Cette fête est souvent mal comprise car elle privilégie le culte des morts avant celui des vivants connus et inconnus qui sont auprès de Dieu. Déjà, les mass-médias associent cette fête aux congés de l’automne, les magasins proposent les traditionnels chrysanthèmes, fleurs circonstancielles pour le fleurissement des tombes…Mais sournoisement depuis 1998, une nouvelle ‘’fête’’, avant tout lucrative, d’origine païenne, Halloween, est venue s’installer dans le décor.

Halloween vient de ‘’Ail Hallows Eve’’ qui veut dire ‘’veille de la Toussaint’’. Cette fête remonte aux tribus gauloises qui vivaient il y a plus de 2000 ans. L’année se terminait le 31 octobre et marquait la fin de la saison et le début de la saison sombre. Durant la première nuit de la nouvelle année, on exécutait tout un cérémonial afin de s’assurer une bonne année à venir. Le 1° novembre on célébrait le dieu païen Samain, dieu de tout ce qui est froid, noir et mort. Les druides se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes pour leur dieu. Ils exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur la maison concernée : si vous ne donnez pas, il va vous arriver un malheur. Pour éclairer leur chemin, ces druides portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, dans lesquels brûlaient une bougie faite de graisse humaine. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces. Aux XVIII° et XIX° siècles, quand cette coutume est arrivée aux Etats-Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles. Aujourd’hui encore, le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers et la fête de tous ceux qui cherchent à avoir un lien avec Satan.

Certes, pour la grande majorité, Halloween se réduit à un innocent folklore, mais son véritable danger est ailleurs. Les fêtes liturgiques sont l’indispensable occasion, si nous voulons rester chrétiens, de fixer notre regard sur le Christ, de nous rappeler qu’il est vivant et agissant. Or nous assistons à une sécularisation du calendrier : le week-end a remplacé le dimanche, les vacances de printemps, la fête de Pâques, et le passage du père Noël la venue de Jésus. La Toussaint, à son tour, risque d’être bientôt remplacée par Halloween qui est son contraire !

Avec Halloween, les défunts et leurs fantômes reviennent pour nous faire peur et nous menacer de la mort. A la Toussaint, au contraire, nous ne nous moquons pas de la mort et nous ne jouons pas avec. Nous attestons que nos défunts sont des vivants et que nous sommes destinés à les rejoindre dans la cité de Dieu. La fête de la Toussaint est la fête de la Vie, de la Joie et non celle de la peur et de la mort dont le Christ nous a définitivement libérés.

Il n’est peut-être pas possible d’empêcher les enfants de participer aux fêtes d’Halloween, mais il est de notre devoir de chrétien, de rappeler le sens de la Toussaint et surtout de rendre cette fête la plus vivante, la plus respectueuse et la plus joyeuse possible.

Père Jean KITA

 

Une ‘’contre’’ TOUSSAINT’’...Halloween

Écrit par Administration

C’est bientôt la TOUSSAINT (= Fête de tous les Saints).Cette fête est  souvent  mal  comprise car  elle privilégie le culte  des morts avant celui  des vivants connus  et inconnus  qui sont auprès  de  Dieu. Déjà, les mass-médias associent cette fête aux congés de  l’automne, les magasins proposent les traditionnels chrysanthèmes, fleurs circonstancielles pour le fleurissement des tombes…Mais sournoisement depuis 1998, une nouvelle ‘’fête’’, avant tout lucrative, d’origine païenne, Halloween, est venue s’installer dans le décor.

Halloween vient de ‘’Ail Hallows Eve’’ qui veut dire ‘’veille de la Toussaint’’. Cette fête remonte aux tribus gauloises qui vivaient il y a plus de 2000 ans. L’année se terminait le 31 octobre et marquait la fin de la saison et le début de la saison sombre. Durant la première nuit de la nouvelle année, on exécutait tout un cérémonial afin de s’assurer une bonne année à venir. Le 1° novembre on célébrait le dieu païen Samain, dieu de tout ce qui est froid, noir et mort. Les druides se déplaçaient de maison en maison, réclamant des offrandes pour leur dieu. Ils exigeaient parfois des sacrifices humains. En cas de refus, ils proféraient des malédictions de mort sur la maison concernée  : si vous ne donnez pas, il va vous arriver un malheur. Pour éclairer leur chemin, ces druides portaient des navets évidés et découpés en forme de visage, dans lesquels brûlaient une bougie faite de graisse humaine. Ces navets représentaient l’esprit qui allait rendre leurs malédictions efficaces. Aux XVIII° et XIX° siècles, quand cette coutume est arrivée aux Etats-Unis, on a remplacé les navets par des citrouilles. Aujourd’hui encore, le 31 octobre est le nouvel an du calendrier des sorciers et la fête de tous ceux qui cherchent à avoir un lien avec Satan.

Certes, pour la grande majorité, Halloween se réduit à un innocent folklore, mais son véritable danger est ailleurs. Les fêtes liturgiques sont l’indispensable occasion, si nous voulons rester chrétiens, de fixer notre regard sur le Christ, de nous rappeler qu’il est vivant et agissant. Or nous assistons à une sécularisation du calendrier  : le week-end a remplacé le dimanche, les vacances de printemps, la fête de Pâques, et le passage du père Noël la venue de Jésus. La Toussaint, à son tour, risque d’être bientôt remplacée par Halloween qui est son contraire  !
Avec Halloween, les défunts et leurs fantômes reviennent pour nous faire peur et nous menacer de la mort. A la Toussaint, au contraire, nous ne nous moquons pas de la mort et nous ne jouons pas avec. Nous attestons que nos défunts sont des vivants et que nous sommes destinés à les rejoindre dans la cité de Dieu. La fête de la Toussaint est la fête de la Vie, de la Joie et  non celle de la peur et de la mort dont le Christ nous a définitivement libérés.

Il n’est peut-être pas possible d’empêcher les enfants de participer aux fêtes d’Halloween, mais il est de notre devoir de chrétien, de rappeler le sens de la Toussaint et surtout de rendre cette fête la plus vivante, la plus respectueuse et la plus joyeuse possible.
                                                                                                                         † Père Jean KITA


PRIER JUSQU’A FATIGUER DIEU !

Écrit par Administration

Les textes liturgiques de ces dimanches nous invitent à approfondir   et vérifier le degré de notre Foi. Pas facile! Par les temps qui courent, on a bien du mal  à discerner ce qui vient de Dieu. Parfois, il nous arrive de douter de lui, de le remettre  en question. Qui de nous n’a jamais buté sur la question de la souffrance et de la maladie, la  perte d’un ami, l’abandon d’un conjoint… Aujourd’hui Jésus demande à ses disciples de ‘’prier sans se décourager’’ Ah, l’importance de la prière  si méconnue, parfois décriée, souvent aban-donnée… sauf en cas de pépins  !
 A l’opposé du juge de la parabole, Dieu ne fait pas la sourde oreille. Notre prière n’a pas pour objectif d’éveiller ou de capter son attention  :  «  Votre Père sait ce qu’il vous faut avant que vous le lui demandiez  » (Mt 6/8) Le risque de ne pas être exaucé, comme souvent nous sommes tentés de le penser, ne vient pas de Dieu mais de chacun de nous. La prière que Dieu se plait à exaucer est la prière persévérante et entêtée qui ne désespère pas. La prière de la veuve parait perdue d’avance. Elle ne fait pas le poids face au pouvoir du juge ripoux, vénal et sans cœur qu’elle interpelle. Pourtant, elle n’hésite pas, s’accroche, fait du sitting devant sa demeure jusqu’à lui casser les oreilles. Elle lui crie toute sa détresse.
 Dans l’Evangile, le mot ‘’prier’’ a la même signification que le mot ‘’crier’’. Chose curieuse, cette femme ne cherche pas à prier pour les autres, mais pour elle-même. «  Je devrais me prier moi-même, écrivait le théologien Karl Rahner, me donner moi-même…L’authentique prière ressem-ble parfois à un saignement de cœur  ». La supplication de la veuve est tenace. Elle se bat pour obtenir justice. Sa prière est un véritable combat. Elle ne baisse pas les bras… Mais l’heure de Dieu n’est pas forcément la nôtre. Dieu n’est pas un juke-box qui répond immédiatement à la sélection de nos demandes. Nos prières ne sont pas forcément exaucées sur le champ. Souvent, nous sommes angoissés parce que nous vivons dans l’urgence…’’On n’a pas le temps  !’’ On veut tout, tout de suite  ! Nous n’aimons pas que les choses nous résistent  ! Mais voilà, on ne peut enfermer Dieu dans nos manières  ni mettre la main sur lui.  Sans doute, Dieu nous laisse-t-il un temps d’épreuve pour mesurer notre distance avec Lui  ! Sans doute un temps de purification intérieure est nécessaire pour approfondir notre manière d’être devant Lui. Un amour ne se décrète pas, il se façonne lentement pour se transformer en don et abandon. C’est là que le cœur de l’homme se transforme et fait l’expérience d’une plus grande communion avec Dieu. C’est là que la prière n’est plus une revendication, mais un véritable dialogue rempli de confiance et d’apa isement. C’est alors que le cœur peut entendre les réponses que Dieu veut bien accorder. Prier sans se décourager est le meilleur chemin à prendre pour retrouver confiance et obtenir justice.  Dieu seul est le Juste. Il vaut mieux laisser Dieu faire justice que de la faire soi-même avec le risque de tomber dans la revanche et la violence injuste. Et prier pour que Dieu fasse justice, c’est se prémunir de toute injustice. En un mot, la prière engage celui ou celle qui la formule. Contemplation et action sont les fruits d’une prière authentique.
 Demandons à Dieu de nous apprendre à prier. Ne lui demandons pas n’importe quoi, n’impor-te comment  ! Dieu ne se fera jamais complice de nos projets et désirs douteux et injustes. ’’Que ta volonté soit faite’’. Jusqu’où sommes-nous capable d’être de bonne volonté  ?
                                                                                                                       † Père Jean KITA