Blog 2018

CONTEMPLER LA SAINTE FAMILLE

Écrit par Père Jean Kita

 Prière à la Sainte Famille            

Jésus, Marie et Joseph,
vers vous, Sainte Famille de Nazareth,                                                  
aujourd'hui nous tournons le regard
avec admiration et confiance;
en vous nous contemplons
la beauté de la communion dans l'amour véritable;
à vous nous confions toutes nos familles,
afin que se renouvellent en elles les merveilles de la grâce.

Sainte Famille de Nazareth,
école séduisante du saint Évangile:
apprends-nous à imiter tes vertus
avec une sage discipline spirituelle,
donne-nous un regard limpide
qui sache reconnaître l'œuvre de la Providence
dans les réalités quotidiennes de la vie.

 Sainte Famille de Nazareth,
gardienne fidèle du mystère du salut:
fais renaître en nous l'estime du silence,
rends nos familles cénacles de prière,
et transforme les en de petites églises domestiques,
renouvelle le désir de la sainteté,
soutiens la noble peine du travail, de l'éducation,
de l'écoute, de la compréhension réciproque et du pardon.

Sainte Famille de Nazareth,
réveille dans notre société la conscience
du caractère sacré et inviolable de la famille,
bien inestimable et irremplaçable.
Que chaque famille soit une demeure accueillante de bonté et de paix
pour les enfants et pour les personnes âgées
pour qui est malade et seul,
pour qui est pauvre et dans le besoin.
Jésus, Marie et Joseph,
nous vous prions avec confiance, nous nous remettons à vous avec joie.

                                                                                                        † Pape François

ACCUEILLONS LE CADEAU DE DIEU

Écrit par Père Jean Kita

Voici la nuit du cadeau !

Dieu ne regarde pas à la dépense lorsqu’il donne.

Sa nature n’est pas dans la balance et le calcul.

Sa nature est l’amour.

Et quand on aime, une seule chose compte :

tout offrir, tout distribuer, tout partager

pour faire naître chez les aimés

un bonheur plus fort que l’usure du temps.

Voici la nuit du cadeau !

Dieu n’offre ni or ni paradis

ni billet d’entrée gratuit pour le Royaume !

Il faut se méfier de l’accumulation des cadeaux trop brillants :

Ils révèlent l’incapacité à donner autre chose que des objets.

Le cadeau est vrai lorsqu’il manifeste le désir de se donner d’amour.

Quand on aime, on se donne soi-même !

Dieu s’offre lui-même,

avec son éternité et avec sa divinité,

avec sa Parole et avec sa vie.

Dieu se met tout entier dans son cadeau !

L’enfant de l’étable est le cadeau de Dieu :

le don total et absolu de son amour !

NUIT DE NOËL 2018

Écrit par Père Jean Kita

Fête  de  la  naissance  de  Jésus,

le Fils de Dieu

 

Dans la pauvreté d’une étable,

nous est offert le plus beau cadeau

de Dieu :

‘’Conseiller-Merveilleux…

Prince de la Paix’’

En Jésus,

Dieu nous est né à notre image !

Noël,

C’est Dieu à la ressemblance de l’homme !

BIENTOT NOEL

Écrit par Père Jean Kita

Si tu ne penses d'abord qu'à lorgner les vitrines pour savoir ce que tu vas acheter pour tes gosses, alors Noël c'est râpé !

Si tu succombes au désir de tes mômes qui veulent une voiture de police, une mitraillette en plastique et la panoplie complète du para, Noël c'est râpé !

Si tu as déjà acheté le Petit Jésus en sucre et ses parents en chocolat sans oublier un seul de ses bestiaux en caramel de la crèche, Noël c'est râpé !

Si tu commences à dresser la liste des gens à inviter en prenant soin d'exclure les chiants, les emmerdeurs, ceux et celles qui vont troubler la fête tranquille, Noël c'est râpé !

Si tu ne prends pas le temps de méditer durant cet Avent le merveilleux mystère de la nuit de Noël,  la pauvreté de l'enfant Jésus, le dénuement absolu des immigrés qui sont ses parents, Noël c'est râpé !

Mais si tu lorgnes déjà le jeune couple de chômeur de ton immeuble qui, sans toi fêterait cette nuit-là dans un peu plus de détresse et de solitude, alors Noël c'est gagné !

Si tu n'attends pas pour dire à l'ancienne qui vit seule, un mois à l'avance qu'elle sera ton invi-tée pour qu'elle savoure d'avance durant un mois ces quelques heures où elle sera reine alors Noël c'est gagné !

Si tu prends la peine de réfléchir à ce mystère d'amour et de pauvreté qui, au cours des âges, a été défloré, foulé au pied et travesti en fête égoïste, fête de beuverie et de gueuleton alors Noël c'est gagné !

Si tu continues dans l'année qui vient à vivre ce mystère en pensant que le partage, c'est pas seulement l'affaire d’une nuit alors Noël illuminera toute ton année !

Ce texte pertinent du Père Guy Gilbert, prêtre des loubards, nous invite à réfléchir et à donner sens à cette fête de Noël. N’oublions pas l’histoire, l’origine historique de cette fête : la Nativité de Jésus, Fils de la Vierge Marie et Fils de Dieu. Avant d’être source de fêtes mercantiles, elle est une fête religieuse. Le Très-Haut s’est incarné sur la paille dans une étable abandonnée.

Avec Marie et Elisabeth dont nous parle l’Evangile de ce dimanche, nous pouvons préparer Noël. Si la Foi nous anime, si nous savons dire oui à Dieu et à nos frères humains, si la charité nous fait courir à travers les montagnes, nous verrons nous aussi venir à nous la mère du Seigneur et le seigneur lui-même. Comme Jean Baptiste, nous pourrons manifester notre joie et ce sera vraiment Noël, la rencontre décisive avec Celui qui est venu, qui vient et ne cesse de venir dire aux hommes l’Amour de Dieu le Père.

En cette veille de Noël, il n’est pas trop tard pour nous mettre en route, à la recherche et à la rencontre du Jésus, Emmanuel, Dieu avec Nous ! Préparons la crèche de notre cœur, ouvrons-lui la porte et accueillons-le, même si on a du mal de comprendre… Sa présence illuminera votre votre vie, vos pensées, vos espérances. Que ce Noël 2018 ne soit pas un  Noël râpé, mais un Noël gagnant !                                                                                                    † Père Jean KITA

INVITES A LA JOIE !

Écrit par Père Jean Kita

    La tonalité de ce 3°dimanche de l’Avent est joyeuse. ‘’Pousse des cris de joie !’’ dit le prophète, ‘’Jubilez, criez de joie’’ chante le psalmist ! ‘’Soyez dans la joie’’ écrit St Paul. Toute cette joie est motivée par  la venue  du Seigneur ! Alors que partout  fleurissent de multiples décorations multicolores autour des sapins enneigés, des ronds-points et  des maisons… que l’on se  précipite  dans les magasins  en rêvant aux cadeaux à offrir… On peut se demander si tout cela favorise réellement la joie de chacun ! Avez-vous remarqué combien de visages restent tristes, préoccupés, parfois endurcis ? On a comme l’impression que tous ces préparatifs de la fête de Noël sonnent faussement, qu’il y manque quelque chose d’essentiel : un peu plus de simplicité et d’humanité, un peu plus d’amour et d’intériorité ! Que faire pour que le cœur de chacun vive une véritable joie débordante et contagieuse? St Paul rayonne de joie et invite ses correspondants à la partager. Un chrétien doit frapper tous les regards par sa joie inaltérable, c’est là son meilleur témoignage dans notre monde perpétuellement inquiet. Cette joie chrétienne trouve sa source dans la certitude que le Christ est proche : proche de celui qui souffre à cause de lui, proche des affligés, proche surtout car il est prêt à venir apporter la paix de Dieu au monde. Croyons-nous vraiment au sens de cet avènement ?

    Dans l’Evangile, beaucoup demandent à Jean Baptiste : « Que devons-nous faire ? » pour préparer le chemin du Seigneur ? Sa réponse peut surprendre : il ne demande aucun exploit ni extravagance, ni même un renoncement particulier : il renvoie chacun à sa vie, une vie à vivre dans l’honnêteté, la douceur, la charité fraternelle. Partagez votre pain avec qui n’en n’a pas ! Ne trichez pas, ne volez pas ! Votre conversion se verra dans votre vie de tous les jours, et cette conversion sera source d’une  joie authentique.

    Dieu se donne à qui le recherche vraiment ! « Il est en toi » dit le prophète Sophonie, il te délivre de la peur. Dieu danse de joie pour ses amis, comme aux jours de fête! Ouvre-lui ton cœur ! Oui, c’est notre cœur qui est à mettre en valeur, à enrubanner de joie, à entraîner sur les pas du Christ pour danser aux rythmes de son l’Amour ! C’est bien notre cœur qui est à préparer pour vivre la fête ! Le plus beau cadeau de Noël que nous pouvons offrir autour de nous, c’est l’Amour et la joie débordante de notre cœur ! Ce cadeau de la Joie est sans prix.    

    ‘’Ne vis pas sans rire ! Le rire est sain ! L’humour est sain. Penses-tu suffisamment  à cet aspect de ta santé ? Si à cause de tes soucis ton cœur se ride, ton visage se ridera vite. Le rire libère. L’humour détend. Le rire peut te délivrer du faux sérieux. Le rire est le meilleur cosmétique pour ta beauté extérieure et le meilleur médicament pour ta vie intérieure. Si par le rire tes muscles travaillent régulièrement, ce sera bon pour ta digestion, ton appétit sera stimulé et ta tension artérielle restera stable. Le rire et l’humour te délivrent de ce sérieux mortel avec ses problèmes lourds comme du plomb ; ils te libèrent de ce pitoyable train-train quotidien. Le rire et l’humour créent de nouveaux espaces pour des joies inconnues de vivre. C’est un jour perdu que le jour où tu n’as pas ri !’’ (Phil Bosmans) Que vienne la Joie de Dieu dans le cœur de chacun !                    † Père Jean KITA

SANS NOUS… LA CRECHE SERA VIDE !

Écrit par Père Jean Kita

Il y avait bien quelqu’un dans la crèche de Bethléem, un enfant semblable à  tous les enfants  du monde !... Pas tout à fait vrai, car cet enfant-là  était sur  la paille… et il était  le Fils de Dieu ; Dieu fait son entrée dans le monde sur la paille…et nous proclamons dans notre Crédo qu’il n’a pas eu le temps de vieillir, ça s’est terminé sur une croix… Dieu n’a pas fait semblant ; il ne s’est pas contenté de faire un petit tour chez les terriens, mais il a voulu vivre jusqu’au bout les joies et les épreuves de la condition humaine, et cela, pour nous plonger dans l’éternité.

Dans quelques jours, nous allons fêter Noël, nous rappeler cette naissance au cœur de notre Foi. Toutefois, l’Enfant-Dieu n’est plus dans la crèche, il est présent mystérieusement au cœur de tout homme, et c’est bien à chacun de nous de rendre la ‘’crèche vivante’’. Sans nous, la crèche est vide !

Quelques jours après Noël, chers amis, nous aurons un an de plus… Le Christ, lui, n’a pas eu le temps de vieillir… Les cheveux blancs, les escaliers trop hauts… Lui, il n’a pas connu ! Mais il n’est pas question, pour chacun de nous, d’être mis au rencart ! « Tout ce que mon Fils n’a pas eu le temps de vivre, c’est vous qui êtes en train de le vivre ! Tout cet amour que mon Fils n’as pas eu le temps de semer en vieillissant, c’est vous qui l’inventez !... Moi, je ne suis pas un commercial,  dit Dieu, ce qui m’intéresse ce n’est pas ce qui est rentable, ce n’est pas la Bourse, c’est ce qui est humain. Je ne cherche pas à faire du chiffre, je cherche à faire de l’amour. Il faut bien que vous vous y mettiez, puisque mon Fils, ils l’ont assassiné » (Jean Debruynne). C’est la prière que je vous propose pour ce temps de Noël. (texte ci-dessous)

Ce texte, je le tiens du Père Bernard Sœur, autrefois aumônier du Secours Catholique. Il me plait de le porter à votre réflexion. Je souhaite de tout cœur, une belle préparation à belle fête de Noël, un Noël de Paix et d’espérance… N’oublions pas les personnes qui galèrent, tous les blessés de la vie, les écrasés par les injustices, la maladie, la solitude… N’oublions pas, comme le rappelait le Pape Jean Paul II ‘’l’attention du cœur’’. Christ n’a plus que nous…

   Christ n’a pas d’oreilles…Il n’a que nos oreilles pour entendre le cri de nos frères.

   Christ n’a pas d’yeux…

   Il  n’a que nos yeux pour faire rayonner sa présence dans nos vies.

   Christ n’a pas de lèvres…

   Il n’a que nos lèvres pour parler de lui aux hommes d’aujourd’hui.

   Christ n’a pas de pieds…

   Il n’a que nos pieds pour accompagner les hommes sur son chemin.

   Christ n’a pas d’aide…
   Il n’a que notre aide pour conduire les hommes à ton côté.

   Nous sommes la seule Bible que les gens lisent encore. 
   Nous sommes le dernier message de Dieu écrit en paroles et en actes.

UNE MAJESTE DE DERISION

Écrit par Père Jean Kita

En ce dimanche qui clôt l’année liturgique, nous célébrons le Christ, Roi  de  l’univers. L’Evangile  nous donne  la juste  interprétation de cette fête. Comparaissant devant Pilate, de qui  il accepte le titre de roi, Jésus, humilié  par les  fausses  accusations portées  contre lui, révèle  une royauté qui n’est pas de ce monde et qui échappe à nos représentations  habituelles  du pouvoir. Cette  royauté, le Christ  la reçoit de son Père dont il a été le parfait témoin au cours de sa vie terrestre. : « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité ». Et Jésus d’ajouter : « mon Royaume n’est pas de ce monde ».

 Voilà qui a de quoi décontenancer Pilate. Il n’est pas sur la même longueur d’onde ! On peut dire que les rôles changent tout d’un coup. Le détenteur de l’autorité politique montre qu’il est captif de son erreur. Et le prisonnier se manifeste sereinement comme le souverain de l’univers. Ce qu’il est vraiment ! De son pouvoir, il va s’en servir pour aimer, pour délivrer et pour partager sa Royauté. C’est l’Apocalypse qui l’affirme : « Lui qui nous aime, qui nous a délivrés du péché par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour son Dieu et Père ». Dès lors, il devient possible de dire sincèrement, dans le vocabulaire des cours royales d’autrefois : « A Lui, la gloire et la souveraineté pour les siècles des siècles ».

 La royauté du Christ est celle du Père, créateur de l’univers et source de toute vie. Elle est celle du serviteur, torturé et impuissant devant la haine des hommes, celui qui donne tout, jusqu’à donner sa vie. Les chaînes sont des ornements qui disent bien le sens de son pouvoir. Son habit de gala est la tenue de service de qui lave les pieds de ses amis. Son trône est une croix. Sa puissance royale est la faiblesse de l’amour.

 Ce Royaume ne ressemble à aucun autre ; il n’a pas de frontières ; ses sujets sont tous ceux qui croient à la vérité historique de la résurrection du Christ. Le Royaume est là et il est à construire. Ses citoyens le font grandir par leur Foi, leurs gestes de simple charité, leurs pardons et mains tendues. La faiblesse de l’amour est bien plus forte que la violence, les gardes et les armées. Elle libère notre monde de ses haines t de ses divisions. Elle sculpte avec patience la couronne du Christ, roi de l’univers.

 Baptisés, notre vie ne nous appartient plus puisque, par le baptême, nous sommes plongés dans la mort et la résurrection du Christ pour devenir un seul et même peuple qui participe à son Royaume. De ce Royaume qui « ne passera pas », nous avons à être, à la suite du Christ, les témoins fidèles pour tous les hommes. Et chaque fois que nous prions le Notre Père, nous pouvons demander en vérité à Dieu : « Que ton Règne vienne ! ».   (D’après plusieurs sources)                † Père Jean KITA