Blog 2019

JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

Écrit par Père Jean Kita

  Chers frères et sœurs, la réponse au défi posé par les migrations contemporaines peut se résumer en quatre verbes : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer. Mais ces verbes ne valent pas seulement pour  les  migrants et pour  les réfugiés. Ils expriment la mission de l’Église envers tous les habitants des périphéries existentielles, qui doivent  être accueillis, protégés, promus  et intégrés. Si nous mettons ces verbes en pratique, nous contribuons à construire la cité de Dieu et de l’homme, nous encourageons le développement humain intégral de toutes les personnes et nous aidons aussi la communauté mondiale à s’approcher des objectifs du développement durable qu’elle s’est donnés et qu’il sera difficile d’atteindre autrement.

Donc, ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine. Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les “ signes des temps ”. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu.

C’est le vœu que j’accompagne de ma prière en invoquant, par l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de la Route, d’abondantes bénédictions sur tous les migrants et les réfugiés du monde entier et sur ceux qui se font leurs compagnons de voyage’’ (Pape François)

Méditation

    Je frappe. Quelqu’un m’entendra ? Quelqu’un répondra ? Quelqu’un m’ouvrira ? Le cœur est en attente, suspendu…

    Quelqu’un a frappé ? Mais je n’attends personne ! Qui pourrait venir ?

    Je me tiens à la porte et je frappe.

    Oui, quelqu’un a frappé. Qu’est-ce que je fais ? Mais si j’ouvre : qu’est-ce qui m’attendra ? M’ouvrir à l’inconnu ? M’ouvrir à l’inattendu ?

    Je me tiens à la porte. Trouverai-je quelqu’un qui ouvre ? Trouverai-je quelqu’un pour partager ce que je porte ?

    Pourrais-je accueillir? M’ouvrir réellement à la rencontre ? J’essaie d’ouvrir mon cœur et j’y vais...

     La porte s’ouvre. Un visage…

    Nos regards se croisent. La lumière pénètre la maison….

« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui. » (Ap 3/20a) « Qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé » (Mt 10/40) « Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie. » (Jn 8/12)

    (D’après le Service national de la Pastorale des Migrants)                                     † Père Jean KITA

S’ENNUYER A LA MESSE…

Écrit par Père Jean Kita

Ce n’est pas d’aujourd’hui…J’entends souvent des parents et des éducateurs qui conduisent les enfants et les adolescents à la messe se plaindre : « Je m’ennuie à la messe, c’est toujours pareil !» Notre culture est tellement sensible à la nouveauté et à l’évènement que la liturgie peut paraître fermée, répétitive et monotone. C’est vrai…  la messe est ennuyante quand on n’y puise pas grand-chose.

   La messe n'est pas une distraction comme un match de foot ou une séance de cinéma ! Mais si on croit que c’est Jésus lui-même qui nous invite à célébrer l’Eucharistie : (‘’Faites ceci en mémoire de moi’’) comment penser qu’il nous demande quelque chose de vraiment ennuyeux ? Ce serait peut-être à nous de trouver comment ne pas nous ennuyer à la messe !

   De fait, la structure de la messe du dimanche ne varie pas : ouverture, préparation péniten-tielle, liturgie de la Parole (1° lecture, psaume, 2° lecture, évangile, homélie), profession de Foi, prière universelle, liturgie de l’Eucharistie et envoi. L’année liturgique se déroule selon un ordre constant, avec le retour des mêmes fêtes. En effet, la liturgie est fondée sur le rite, qui est par essence répétitif. Le rite consiste à accomplir quelque chose d’une manière codifiée et immuable, transmise par tradition. C’est pourquoi le rite est créateur de communion entre les participants réguliers : chacun sait ce qu’il doit dire ou faire, ce qui va se passer. Le rite engage l’ensemble de la personne. Il emprunte le chemin du corps, en sollicitant les sens et en prescrivant des gestes et des attitudes (se lever, s’asseoir, faire le signe de croix…). Le fidèle est invité à habiter le rite corporel, afin d’éprouver l’attitude spirituelle qui lui est liée ; la louange, la contrition, l’adoration. L’enjeu est d’être présent en vérité à ce qui est célébré, pour se laisser toucher intérieurement dans l’esprit et le cœur. Tel est le fruit de la participation active des fidèles, que le Concile Vatican II a voulu promouvoir.

   A chaque célébration, ce qui se répète invite à être d’autant plus attentif à ce qui est différent : les oraisons, les chants, les lectures, l’assemblée elle-même… Chaque messe est unique ; à chaque messe, le Seigneur se donne à son peuple par sa Parole et par son Pain, pour nourrir en lui la vie éternelle. Patiemment, la liturgie nous éduque à nous laisser rejoindre par le Christ, bien au-delà de ce que nous pouvons ressentir ou comprendre. Au lieu de nous distraire, elle nous recentre sur l’essentiel. Par notre disponibilité et notre attention, nous entrons peu à peu dans l’intimité du mystère du Christ, en attendant de le connaitre face à face dans le ciel.

  C’est vrai, au-delà de ce qu’e nous pouvons ressentir ou comprendre on s’ennuie à la messe quand on y assiste comme à un spectacle… Alors le plus simple, est d’abord que tu te prépares intérieurement à venir rencontrer le Christ et que tu t’impliques un minimum dans son déroule-ment (Equipe liturgique, lecture, chant, musique..) Comprends que le Seigneur te convie à son repas où il livre sa Parole et se livre lui-même, compromettant ceux qui le reçoivent. Tous les grands spirituels ont avoué avoir connu des périodes de grande sécheresse, durant lesquelles ils n’avaient goût ni à la messe ni même à la prière. C’est là qu’il faut savoir tenir dans la fidélité. D’ailleurs, tu t’en doutes bien, la qualité de la prière ne se mesure pas seulement à l’intensité de l’émotion ressentie dans l’instant, mais plus encore à ce qu’elle produit durablement après, comme conversion à l’évangile et donc à la personne du Christ qui a tant de choses à te faire découvrir de son Amour pour toi !  (D’après plusieurs sources)                               † Père Jean KITA

LES VRAIS REGARDS D’AMOUR SONT CEUX QUI VOUS ESPERENT

Écrit par Père Jean Kita

     Il nous arrive encore bien souvent de penser que Dieu est un Dieu vindicatif, qui nous surveille au coin de la rue pour nous punir au moindre manquement. Et  quand  rien ne va, il nous arrive parfois de lui en vouloir, de maugréer  contre lui, de le lâcher…    Nous entendons aujourd’hui trois paraboles de l’Evangile à travers lesquelles Jésus veut nous prouver que nous avons ‘’tout faux’’ ! Dieu n’est ni vengeur, ni ‘’père fouettard’’, mais d’une infinie tendresse pour tous, en particulier les pécheurs que nous sommes. Sa hantise même, c’est que personne ne se perde (Jn 6/39). Comme la ménagère qui ne veut pas perdre le moindre billet de 20€, comme le bon berger qui ne veut pas perdre une seule de ses brebis, comme un père qui n’élève pas ses enfants pour en voir un seul s’abimer dans une vie de débauche. Par conséquence, Dieu a une immense sollicitude pour les pécheurs, pour ne pas dire une préférence. ‘’Ce ne sont pas les biens portants qui ont besoin du médecin… Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs’’ (Luc 5/31)

      Dès lors, pécheurs, nous intéressons Dieu au plus, haut point. Il est prêt, comme le bon berger, à nous récupérer au fond du ravin de nos péchés, de nos égarements. Il est prêt à oublier nos frasques : il n’a rien à faire de nos fautes, sinon de les oublier pour nous ouvrir les bras comme le père de l’enfant prodigue. Nous pouvons miser éperdument sur sa miséricorde, sur la grâce de son amour pardonnant.

      Disant cela, j’entends les ‘’gens bien’’ dire : ‘’A quoi bon être juste? S’il faut être pécheurs pour que Dieu s’occupe de nous, péchons allègrement ! Pourquoi se défoncer pour Dieu?’’ Tels sont souvent les bêlements des brebis bien sages qui se plaignent de l’absence du berger en recherche de la brebis fragile, égarée. Tels sont également les propos du frère aîné de l’enfant prodigue révolté de ce qu’il considère comme une injustice. Dom Helder Camara disait : ‘’L’un s’est réveillé de son péché, quand donc l’autre se réveillera-t-il de sa vertu ?’’

     La réponse de Dieu ? –‘’ Ne soyez pas jaloux ! Soyez miséricordieux comme moi, com-préhensifs comme moi pour les pécheurs. Ne me reprochez pas d’être bon, imitez moi ! Et surtout ne croyez pas que je ne vous aime pas : le berger aime toutes ses brebis, même s’il s’occupe moins de celles qui ont moins besoin de lui. N’est-ce pas ce que vous faites avec vos propres enfants ? D’ailleurs, vous le savez bien, ‘‘tout ce qui est à moi est vous !’’

    Les regards de Dieu sur nos agissements ne sont pas des regards portés à nous piéger et à nous condamner, mais des regards toujours prêts à nous accueillir et nous pardonner parce que les regards de Dieu ne sont rien d’autre que des regards d’amour! L’amour est fort quand il s’ouvre au pardon ! Il devient source de joie infini pour le ‘’pardonnant’’ et le ‘’pardonné’’. Jésus nous invite à oser l’amour-pardon. S’y risquer, c’est ouvrir son cœur à la dimension du cœur de Dieu.  (D’après plusieurs sources)                                                                        … Père Jean KITA

LE BON CHOIX … PREFERER LE CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

Ca y est, la rentrée est faite ! La vie des quartiers et des villages s’anime…Il faut  en partie quitter ses habitudes  de vacances, ses parents… refaire des choix, envisager  son orientation future…Pas facile  dans ce  monde rempli  de difficultés  et de brutalité, de faire valoir  ses bonnes  intentions ! ‘’les réflexions  des mortels sont incertaines  et  nos pensées instables’’ (Sagesse 9/14)  Quel sens donner  à  sa vie?  Et  pour les croyants que nous sommes, comment ‘’découvrir les intentions de Dieu?’’ (Sagesse 9/13)

    Au centre de tous nos débats,  les textes bibliques de cette journée nous invitent à ne pas oublier les exigences de l’Evangile qui bouleversent souvent tous nos comportements habituels. Il s’agit de préférer le Christ parce qu’il est la Sagesse même de Dieu : il peut nous faire aimer nos frères comme Dieu, car ce qui plait à Dieu, c’est d’aimer d’une manière absolue. Il s’agit de s’ajuster à la sagesse de Dieu pour atteindre à un regard d’amour authentique. Il s’agit de suivre Jésus en greffant nos attaches humaines sur son exemple. Il s’agit de mourir à nos étroitesses et aller, comme lui jusqu’au bout de l’amour par un chemin qui nous déroute, le chemin de la croix. C’est ce qu’on appelle l’amour préférentiel !  ‘’Messire Dieu, premier servi’’ disait Jeanne d’Arc !

     On pourrait s’étonner de voir Jésus s’arroger une telle exigence et revendiquer une telle priorité absolue ! N’est-il pas Celui qui a payé le prix fort pour nous racheter ? N’est-il pas Celui « sans lequel on ne peut rien faire ? »(Jn 15/5) ? N’est-il pas le passage obligé, « la porte étroite » pour aller vers le Père ? Le Christ, comme Dieu, mérite qu’on lui donne tout. Et cet amour si exigeant, s’il demande des renoncements, conduit le disciple sur les plus hauts sommets de son épanouissement humain et de la sainteté. De nos jours, on aime courir les séminaires de formation à la personnalité… « Suis-moi » nous dit le Christ, et je te conduirai, par un chemin ardu il est vrai, vers les cimes du dépassement de toi-même.

     Pour répondre à une telle exigence, faut-il pour autant cesser d’aimer ses parents, son conjoint, ses enfants, voir même les haïr ? Certainement pas ! Jésus n’a pas demandé aux époux de Cana de se séparer pour une vie plus parfaite à sa suite. Mais en plaçant l’amour de Dieu en priorité, il empêche les affections humaines de se fourvoyer. Il détourne l’homme de la tentation d’idolâtrie. Combien de nos contemporains sont devenus les fans d’une star du show –bisness ? (‘’Johnny, c’est mon dieu !’’ disait un jeune), les fans d’un homme politique (Staline était appelé le père du peuple !), les fans d’un gourou manipulateur ? Combien de conjoints font de l’autre leur seule raison d’être, leur donnant un pouvoir quasi divin, de les faire exister, si bien qu’en cas de décès ou de séparation, c’est l’effondrement total ? En aimant Dieu avant tout, on n’aimera pas moins ses proches qu’il nous demande précisément d’aimer, mais on les aimera tellement mieux ! 

     En cette rentrée de septembre, prenons de temps de « nous asseoir » pour  évaluer l’en-gagement de notre Foi à la suite du Christ. Ne zappons pas devant les exigences de l’amour ! Comme le Christ, apprenons courageusement à n être les serviteurs dignes et joyeux !

                                                                                                                              † Père Jean KITA  

C’EST LA RENTREE… SE METTRE AU SERVICE DE L’EVANGELISATION

Écrit par Père Jean Kita

Ca y est, un peu partout c’est la reprise ! La cloche de la rentrée sonne  cette semaine  pour les écoliers ! Il faut se remettre au travail, relancer les activités professionnelles, les activités artistiques, sportives, culturelles, sans oublier, pour tous les  baptisés, les activités  religieuses. Nous savons que les chrétiens ont à être, ‘’le levain dans la pâte’’, ‘’le sel de la terre’’, ‘’ la lumière du monde’’ selon le  souhait  même du Christ ! Il s’agit, bien sûr d’entretenir le contenu de sa Foi, les lumières que l’Evangile nous apporte pour pouvoir en illuminer notre vie, celle de notre famille, de notre entourage et du monde. C’est là notre mission au quotidien. Alors, chers paroissiens, je crois qu’au sein de notre paroisse, de nos villages et quartiers, il est bon de nous remobiliser pour donner du crédit à notre Foi. Pour cela, l’attitude que je voudrais vous proposer pour cette année, c’est l’ENCOURAGEMENT ! Nous sommes souvent pessimistes et critiques sur le temps, les évènements… Ce ne sont pas là des attitudes du Christ de l’Evangile! Le Baptisé n’est pas un chrétien BCBG qui reste sur la touche, à observer les choses sans rien faire !  Le ‘’croyant non pratiquant’’ ne fait pas avancer le Royaume de Dieu. Bien au contraire, il le neutralise et fait oublier même qu’il existe. Nous sommes tous invités à construire ce Royaume avec le meilleur des compétences religieuses et profanes de chacun,

    ’’La moisson est abondante, dit Jésus, mais les ouvriers peu nombreux’’. Pour que notre Paroisse vive et témoigne du Christ, il y a besoin d’ouvriers, des personnes qui acceptent de donner un peu de leur temps pour cela. Les activités actuelles sont nombreuses, d’autres nouvelles peuvent naître… Rien ne peut se faire sans l’apport et la participation du plus grand nombre.  Que chacun s’interroge : quel service puis-je rendre cette année ? Que puis-je faire ? – Avant tout, encourager les parents à inscrire leurs enfants à la catéchèse dont la mission est de leurs transmettre les premiers éléments de la Foi. Encourager les personnes qui s’engagent comme catéchistes. Encourager les grands jeunes à participer aux rencontres de l’Aumônerie, à la préparation à la Confirmation… Il y a urgence de former des Equipes de préparation au Baptême, au Mariage… des équipes Funérailles… Et puis, il y a l’entretien des églises, leur propreté, leur fleurissement, l’accueil à l’entrée des offices ne serait-ce qu’en distribuant les feuilles dominicales, en proposant ses services pour la lecture des textes. Venir renforcer la chorale qui essaie de rendre belles et festives les célébrations. Les musiciens également sont invités. Faire partie d’une équipe d’entretien pour quelques chantiers de restauration. Créer des liens de proximité dans les quartiers et village, s’abonner au bulletin ‘’Le St Desle’’, apporter son aide, au sein de la Pastorale Santé, pour permettre aux malades de participer à l’Eucharistie… les propositions ne manquent pas ! C’est au nom du Seigneur et pour la vitalité de notre mission sur notre paroisse que toutes ces propositions vous sont lancées. A laquelle, vous qui lisez ce message, répondrez-vous? La participation de beaucoup rendra notre paroisse plus active et attrayante !                                                                                                         † Père Jean KITA

SUIVRE LA ROUTE DE JESUS

Écrit par Père Jean Kita

"Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !" Cette phrase n’a rien à voir avec une fameuse chanson  de Johnny  Halliday ! Ce sont là,  des paroles  étonnantes de Jésus  qui pourraient sonner comme un blasphème de sa part ! Nul autre  que lui  ne pourrait, en effet, sans être censuré, dire qu’il est venu mettre la division dans le monde. Comment le ‘’Prince de la Paix’’ pourrait être fauteur de troubles, briseur de familles ? Quand il annonce que des oppositions naîtront dans les familles  à cause  de son nom, Jésus n’émet pas un vœu, évidemment ; il ne fixe pas un objectif ? C’est un simple constat anticipé, que l’expérience confirmera au long des années.

     Toute l’histoire du monde est semée de ces conflits entre les ténèbres et la lumière, la mort et la vie, le mal et le bien, la haine et l’amour. Jésus lui-même, venu en frère dire et montrer aux hommes l’immensité de l’amour de Dieu, sera victime de ces oppositions. La haine clouera sur la croix le messager  et l’amour et fera mourir le maître de la vie. Mais la vie et l’amour l’emporteront.

      L’Ancien Testament, déjà, abonde en exemples de cette violente opposition des hommes à la Parole de Dieu : personne n’aime qu’une lumière crue vienne mettre au grand jour des agissements peu glorieux ! Les prophètes en font souvent les frais, eux qui, sans prudence, annoncent la Loi, et toutes les exigences qui en découlent. Il faut les faire taire. ‘’Cet homme doit mourir !’’ disaient les adversaires de Jérémie.

      Malheur, aujourd’hui encore, à ceux qui osent rappeler l’intégrité de l’Evangile ! Qu’ils meurent ! Quelques lignes dans les journaux apprennent que, dans notre monde actuel, des croyants, (pas seulement des chrétiens) meurent parce qu’ils veulent être fidèles. Sans aller jusqu’à ces extrêmes, au sein de l’Eglise, il n’est pas toujours bon de s’éloigner du ‘’religieusement correct’’, du consensus mou qui ramène l’Evangile à une belle philosophie humaniste. Par exemple, entendez-vous les sarcasmes qui accompagnent toute parole du pape, même quand il se contente de lire une page d’Evangile !

      C’est vrai qu’il en coûte d’être chrétien ! La route à suivre, celle du Christ, passe par les ténèbres de l’indifférence et du refus, de la haine et de la division, par le calvaire de la croix. Le disciple n’est pas au-dessus du Maître. Qu’on le veuille ou non, il n’y a pas d’autre route vers la résurrection. C’est dur mais une étoile guide ceux qui ‘’gardent les yeux fixés sur Jésus qui est à l’origine et au terme de la  Foi’’. Celui que nous suivons, met le feu sur la terre, le feu de l’Esprit et de l’amour, le feu qui révèle Dieu comme au buisson ardent.

    L’Evangile est un feu.  En suivant le Christ, notre chemin vers la paix sera souvent marqué, comme lui, par des moments de lutte. Parfois, bien des amis ne nous comprendront pas et pourront même nous rejeter. Pourtant, Jésus ne cherche pas à diviser les familles. Il y a un appel à confesser Jésus comme Messie, à reconnaitre que Dieu s’approche des hommes à travers Lui. Chaque Eucharistie nous le rappelle… A nous de témoigner du Royaume qu’il incarne !

(D’après plusieurs sources : P.Henri Caro – Prions en Eglise)                                      † Père Jean KITA

MERVEILLE DU SEIGNEUR : MARIE PARTAGE LE TRIOMPHE DU CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

L’Assomption est une des grandes fêtes de la vie chrétienne. Célébrée le 15 août, elle commémore la gloire de Marie avec Dieu au terme de sa vie terrestre. Sans avoir connu la corruption du péché et de la mort, Marie est montée au ciel : elle connait la plénitude de la vie éternelle auprès de Dieu.

 On célèbre cette fête dès le IV° siècle, à Antioche, et au V° siècle en Palestine. Il semble que la date du 15 août ait été choisie en Orient par l’empereur Maurice (582 - 603) pour commémorer l’inauguration d’une église dédiée à la Vierge montée au ciel. Seul un écrit apocryphe du V° siècle, La Dormition de Marie, évoque ses derniers instants. Entourée par les apôtres en prière, elle est emmenée au paradis par le Christ.

   "Tous d'un même cœur, étaient assidus à la prière, avec quelques femmes, dont Marie, mère de Jésus et avec ses frères." (Actes 1/14) Telle est la dernière mention explicite dans le Nouveau Testament, de Marie, dont on sait qu'après la mort de Jésus, le disciple Jean l'a prise chez lui. Que devient-elle alors? Une tradition la fait vivre quelque temps avec Jean à Ephèse. Mais c'est sans doute à Jérusalem qu'elle termine son séjour terrestre.

    C’est le 1 er novembre 1950 que le pape Pie XII affirme la foi de l’Eglise en l’Assomption de la Vierge Marie par une définition dogmatique: « … Nous affirmons, nous déclarons et nous définissons comme un dogme divinement révélé que l’Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours Vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, a été élevée en corps et âme à la gloire céleste. » Depuis que Louis XIII a placé le Royaume de France  sous la protection de Notre Dame de l’Assomption, des processions sont organisées un peu partout à travers le monde.

    L’Assomption de Marie découle de sa Maternité divine : Dieu  a « préservé de la dégradation du tombeau le corps qui avait porté son propre Fils et mis au monde l’auteur de la vie » De même que la Maternité divine de Marie a été une grâce pour le monde entier, ainsi, son Assomption personnelle inaugure-t-elle l’assomption de l’humanité en Dieu. La femme dont le « signe grandiose apparut dans le ciel » aux yeux de St Jean est à la fois Marie et l’Eglise : « parfaite image de l’Eglise à venir, aurore de l’Eglise triomphante », Marie « guide et soutient l’espérance du peuple de Dieu encore en chemin ». Contemplant Marie, qui « partage le triomphe du Christ

Et règne pour toujours avec lui », c’est une grâce « d’attention aux choses d’en-haut » que nous demandons à Dieu par son intercession « pour obtenir d’être élevés avec elle dans la gloire ». Comme Marie, nous savons que nous portons en nos corps, qui sont des temples de l’Esprit saint, des germes d’éternité.

   Faisons attention, de ne pas déifier la Vierge Marie : elle n’est pas Dieu ! N’en faisons pas une ‘’déesse’’ ! Elle est le modèle parfait de la Foi, modèle imitable dans son écoute de Dieu, et de son engagement pour que s’accomplissent les projets de Dieu. La prier, c’est solliciter son soutient, ses encouragements pour lutter contre les tentations de ce monde qui tendent à nous détourner de Dieu ! Elle ne cesse de nous montrer la bonne direction à prendre : celle de son Fils Jésus dont elle nous invite à « faire tout ce qu’il nous dira ». 

(D’après plusieurs sources)                                                                                          † Père Jean KITA