Blog 2019

LA LUMIERE A CHASSE LA NUIT, CHRIST EST RESSUSCITE !

Écrit par Père Jean Kita

 

« Comme nous allions rêvant Dieu, 
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici, 
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne. 

C'était au secret de nos cœurs, 
Au tombeau vide du Seigneur, 
La voix de l'Ange ! 
Elle ajouta : Que cherchez-vous ? 
Le Corps du Seigneur est chez vous, 
Restez Ses hommes de confiance ! 

Devant le caveau grand ouvert, 
Retour du Seigneur des enfers, 
Chantez Son hymne ! 
Ce lieu profond, il est à Dieu ! 
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme. 

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait, 
Vos morts futures ; 
Allez donc sans crainte à la vie ! 
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures. » 

Patrice de La Tour du Pin (1911-1975)

LA MORT D’UN INNOCENT !

Écrit par Père Jean Kita

En ce Vendredi Saint, nous voici au pied du calvaire. Nous venons accompagner Jésus  sur son chemin de souffrance  et entendre le témoignage de St Jean (Evangile). Il a suivi Jésus sur ce même chemin. Il était au pied de la croix. Son témoignage est celui d’un apôtre qui veut proclamer au monde que Jésus est le Fils de Dieu : il donne sa vie en sacrifice. Avant la lecture de la passion, la lecture du prophète Isaïe et la lettre aux Hébreux (1° et 2° lecture) introduisent à la contemplation du Christ crucifié, homme des douleurs. Serviteur souffrant, défiguré par la douleur. Il est abandonné des hommes qui n’ont que dégoût pour lui. Abandonné aussi par le peuple qui l’acclamait et même par ses amis, Jésus se soumet pourtant à la volonté du Père. Jusqu’à sa mort sur la Croix, il se remet entre ses mains. (Psaume 30)

Homme des douleurs, ayant perdu toute apparence humaine, Jésus ne perd rien de sa majesté royale. Choisissant librement son destin, il marche sereinement vers la mort. Il sait que la croix n’est pas l’heure des ténèbres, mais l’heure de la lumière, l’heure de la victoire de Dieu sur la mort et le péché. Jésus n’est plus seulement un corps broyé, l’homme des douleurs, mais le Fils de Dieu accomplissant ce qu’il avait annoncé : le salut du monde.

Nous voici devant la croix du Christ. Nous la contemplons en faisant mémoire du serviteur de Dieu broyé par la souffrance, et nous la vénérons. Souvenons-nous que, sur la croix, Dieu nous révèle combien il nous a aimés plus que nous ne l’aimerons jamais. Demandons-lui d’avoir pitié de nous. « Aucun de nous n’aime Dieu autant qu’Il nous a aimés. Il suffit de se mettre devant un crucifix pour saisir la disproportion : Il nous a aimés et nous aime toujours en premier. » (Pape François)

Que cette adoration de la croix, en ce Vendredi Saint, ravive en nous la conscience de nos péchés ! Qu’elle affermisse notre Foi en Jésus, le Christ, Sauveur du monde. L’homme des douleurs est le Christ vainqueur.

 (d’après plusieurs sources)                                                                                         † Père Jean KITA

FAITES CELA EN MEMOIRE DE MOI

Écrit par Père Jean Kita

   C’est la veille de sa passion et de sa mort que le Christ a vécu le repas de la Cène, avec ses apôtres : ce repas qu’on  appelle l’EUCHARISTIE. Il voulait  ainsi manifester  la permanence  de son Alliance  et de son amour  pour  toute l’humanité. En faisant don de sa vie, il nous invite à le suivre dans  le don de notre propre vie.

L‘Eucharistie rend présent ce don : « Ceci  est  mon  corps livré pour vous… mon sang versé pour vous ». 

    On ne peut pas vivre sans manger, sinon on met son existence en péril. Combien de vivants meurent, faute nourriture quotidienne ! Dieu se donne en nourriture : S’en nourrir devient une question de vie ou de mort pour tout notre être. Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie où Dieu se donne dans sa Parole et son Pain, c’est sa vie, c’est son mouvement qui s’implante et s’affirme en nous. Dès lors, comment pourrions-nous seulement envisager d’éviter  l’Eucharis-tie ? Envisage-t-on, sous peine de mourir, de se détourner de la nourriture ?

   Il n’y a pas d’Eucharistie sans prêtre ! Là où les sacrements ne sont plus demandés ni reçus, la présence de Dieu tend à s’affadir et à disparaître ! L’Eglise a besoin de prêtres pour cette haute mission. Si à notre époque, ils sont moins nombreux et vieillissants, c’est perdre son temps que de gémir sur cette triste évidence qui dénote certainement une faiblesse de la Foi de notre Eglise française et de l’ensemble de ses membres. Il est temps de « prier le Maître de la moisson d’envoyer des ouvriers à sa moisson » ! (Mt 9/38) Il est temps d’encourager des jeunes à se passionner pour le Christ et à s’engager à sa suite pour ce noble service !

   Le prêtre est un chrétien comme les autres qui a été choisi pour se mettre au service du peuple et pour lui porter l’invitation de Dieu. A l’Eucharistie, la présence du prêtre nous dit : « Vous êtes les invités de Dieu et de vos frères : ouvrez-vous ! »

    Mais l’Eucharistie, ce n’est pas seulement l’affaire du prêtre, c’est l’affaire de tout le Peuple de Dieu : c’est donc ton affaire à toi aussi ! Tu n’es pas un spectateur qui assiste à la messe, tu es un acteur qui participe à l’Eucharistie. D’ailleurs, tu l’as déjà remarqué, quand tu te comportes en spectateur, tu t’y ennuies, tu trouves le temps long, tu es même absent à la présence de Dieu qui frappe à ta porte ! Mais lorsque tu participes, tes yeux regardent, tes oreilles écoutent, ta voix répond et chante ! Tu en ressors alors le cœur rempli de la  vitalité de Dieu et de sa joie !

   Quand tu participes, C’est avec ton corps tout entier que tu entres dans l’Eucharistie : tu te lèves, tu fais sur toi le signe de la croix, tu t’assieds, tu pries avec tes mains, tes yeux, tes oreilles, avec ta voix. Ton cœur est en pleine communion avec Dieu et avec tes frères qui sont autour de toi et ceux que tu portes dans ton cœur. Ainsi, avec le prêtre et tout le peuple, tu célèbres alors l’Eucharistie !

     En Eglise, chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie, nous faisons mémoire du Christ qui a donné sa vie pour le salut et la joie du monde. Les chrétiens qui célèbrent deviennent d’autres christs animés de son amour…alors tu sais ce qu’il te reste à faire !    

     (Inspirés de EUCHARISTIE de Jean Debruynne - SAISONS de Charles Singer)               † Père Jean KITA

SEMAINE SAINTE : HUMILITE ET AMOUR DU CHRIST

Écrit par Père Jean Kita

   C’est le premier jour de la Semaine Sainte. Il est marqué par la célébration  liturgique de  la bénédiction des rameaux qui accompagne la  lecture  de  l’Evangile  de l’entrée  triomphale de Jésus Christ à Jérusalem  quelques jours avant sa Passion. Beaucoup sont restés attachés à cette bénédiction d’un buis qui ornera chez eux leur crucifix. Certains le considèrent comme une sorte de porte-bonheur ‘béni’ pour se sentir protégés .D’autres le déposeront sur une tombe. Cela signifiera leur espérance de voir le bois mort refleurir ou revivre leur foi en la résurrection du Christ. A Jérusalem, ceux qui portaient ces rameaux, c’était pour acclamer le Christ, faire la fête avec lui, grandir spirituellement à son écoute.

     Puisse-t-il en être de même pour nous aujourd’hui : entrer nous aussi, avec lui, dans sa passion, et non pas nous sauver avec un bout de bois béni, tel un talisman pour vaquer à nos propres occupations sans nous préoccuper davantage de l’amour sans mesure que le Christ déploie pour le salut du monde!!! Que chacun médite sur sa manière…

     En entant à Jérusalem, Jésus ne joue pas les grands triomphateurs ! Il se fait humble et serviteur à l’image de cet âne sur le dos duquel il est monté. Avec un peu d’humour… je vous propose de méditer cette ‘’prière des ânes’’. Eh oui !

‘’Donne-nous, Seigneur, de garder les pieds sur terre et les oreilles dressées vers le ciel pour ne rien perdre de ta Parole.

Donne-nous, Seigneur, un dos courageux pour supporter les hommes les plus insupportables.

Donne-nous, Seigneur, d’avancer tout droit, en méprisant les caresses flatteuses autant que les coups de bâtons.

Donne-nous, Seigneur, d’être sourds aux injures et à l’ingratitude…c’est la seule surdité que nous ambitionnons.

Ne nous donne pas d’éviter toutes les sottises, car un âne fera toujours des âneries.

Donne-nous simplement, Seigneur, de ne jamais désespérer de ta miséricorde si gratuite pour ces ânes si disgracieux que nous sommes…à ce que disent les humains qui n’ont rien compris ni aux ânes, ni à toi qui as fui en Egypte avec un de nos frères, et qui as fait ton entrée prophétique à Jérusalem sur le dos d’un des nôtres. Amen.’’

    Il avait bon dos cet âne de Jérusalem… innocent comme Celui qu’il a porté et qui va devenir ‘’L’Agneau de Dieu’’ bientôt immolé par amour pour le salut de tous les hommes !

    Voici la Semaine Sainte…Ne la vivons pas dans l’indifférence ! Suivons le Christ et méditons le don qu’il nous fait de son amour ! Méditons devant la croix pour nous laisser prendre par la passion amoureuse du Crucifié pour nous ! Et puis, au matin de Pâques, chantons notre espérance et notre joie en nous unissant aux premiers témoins qui l’ont vu et reconnu ! Ils fondent notre certitude de croyants ! Christ ressuscité vient donner sens à notre vie : il veut faire de nous des vivants ! Que cette Semaine Sainte vous aide à approfondir sereinement votre Foi !                                                                                                          … Père Jean KITA

DEVENONS SEMEURS D’HUMANITE

Écrit par Père Jean Kita

Ecouter l’appel du Seigneur (Luc 15/1-3.11-32)

 ‘’Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.J e ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père.

Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” 

 Contempler le monde (Audience Générale de St Jean Paul II, 25 août 1999)

 « Il est toutefois indéniable que, comme j’ai eu plusieurs fois à l’affirmer, l’indépendance des systèmes sociaux, économiques et politiques, crée dans le monde d’aujourd’hui de multiples structures de péché…Si on pense ensuite aux structures du péché qui freinent le développement des peuples les plus désavantagés du point de vue économique et politique, on aurait presque envie de baisser les bras face à un mal moral qui semble inéluctable. Beaucoup de personnes ressentent un sentiment d’impuissance et d’égarement face à une situation écrasante, qui parait sans issue. Mais l’annonce de la victoire du Christ sur le mal nous donne la certitude que même les structures du mal les plus enracinées peuvent être vaincues et remplacées par des ‘’structures du bien’’ » (Catéchisme de l’Eglise catholique)

 Chercher un chemin de conversion pour agir avec amour et justice

 Est-ce facile ou non, pour moi, de remettre en question l’ordre social lorsqu’il laisse pour compte une partie des habitants de la planète ? Qu’est-ce qui me fait peur ? Comment vais-je œuvrer à plus de dignité de chaque être humain ?

 Confier son chemin en action de grâce

 Moi, dit Dieu, je crois en l’homme. Je sais que ça vous étonne, ça étonne tout le monde, ça m’étonne même un peu parfois. Pourtant, c’est ma profession de Foi, de toute éternité. Vous les hommes, vous croyez en Dieu, un peu. Moi, dit Dieu, je crois en l’homme, beaucoup. Je suis un Dieu qui croit en l’homme, et c’est pour ça que j’ai inventé Noël.

Je vous ai confié mon Fils, dans l’enfance, sans défense : c’est ça l’amour ! Pour le meilleur et pour le pire, sans « repentance » :c’est ça l’amour ! Je crois en l’homme, et je lui donne mon Fils ! Moi, je crois en l’homme, et pourtant je le connais bien. Je sais ce qu’il y a dans l’homme. Je ne suis pas un naïf, je suis un réaliste, le seul ! Ecoutez-moi ! Moi, dit Dieu, si je crois en l’homme, c’est que je sais mieux que personne, la puissance de l’Amour ! (Auteur inconnu)

(Document de Carême 2019 – CCFD Terre Solidaire)                                                     † Père Jean KITA

DEVENONS SEMEURS DE JUSTICE

Écrit par Père Jean Kita

Ecouter l’appel du Seigneur

Béni le Seigneur, ô mon âme, béni  son nom très saint tout mon être ! Béni le seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Car il te pardonne toutes tes offenses  et te guérit de toute maladie ; il réclame ta vie à la tombe et te couronne d’amour et tendresse. Le Seigneur fait œuvre de justice, il défend le droit des opprimés.(Psaume 102)

Contempler le monde

« La justice est le première voie de la charité…une partie intégrante de cet amour ‘’en acte et

en vérité’’ » (§6)

Déjà en 1967, « Paul VI établissait un rapport clair entre l’annonce du Christ et la promotion de la personne dans la société. Le témoignage de la charité du Christ à travers les œuvres de justice, de paix et de développement fait partie de l’évangélisation. (§15)

« Le développement intégral de l’homme est d’abord une vocation et suppose donc que tous prennent leurs responsabilités de manière libre et solidaire ». (§ 11)

« La plus grande ressource à mettre en valeur…est la ressource humaine : c’est là le véritable capital qu’il faut faire grandir » (§ 58)

« Les projets en vue d’un développement humain intégral ne peuvent ignorer les générations à venir, mais doivent se fonder sur la solidarité et sur la justice intergénérationnelle. » (§48

(Encyclique ‘’Caritas in véritate’’ –Benoît XVI, juin 2009)

 Chercher un chemin de conversion pour agir avec amour et justice

Dans l’économie mondialisée d’aujourd’hui, toutes les pratiques ne sont pas respectueuses de l’humain. Comment je peux prendre part, dans mon quotidien, à faire grandir une économie au service de l’humain et de chaque peuple ?

 Confier son chemin en action de grâce

Dieu tu es le Dieu de tout le monde. Tu mets tout le monde sur un pied d’égalité. Tu voudrais qu’on soit tous pareils, riche ou en bas. Mais les gens du haut ne voient pas ce qu’il y a en bas. Ils ne voient que la puissance de l’argent. Toi, Dieu, tu ne méprises pas ceux qui ne sont pas puissants. Tu as tout mélangé et tu as choisi les fous. Les pauvres et les riches, on est à l’église et on prie le même Dieu… A tes yeux, Dieu, on est tous des pierres précieuses, nous sommes ta création. (Extrait de la prière du Groupe de Paris – Pierre d’Angle – mars 2017)

La justice commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsqu’o, est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et els faibles. Il est vrai que le mot ‘’justice’’ peut être synonyme de fidélité à la volonté de Dieu par toute notre vie, mais si nous lui donnons un sens très général, nous oublions qu’elle se révèle en particulier dans la justice envers les désemparés :’’Recherchez le droit, redressez le violent ! Faites droit à l(orphelin, plaidez pour la veuve’’ (Isaïe 1/17) Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté. (Carême 2019 – CCFD Terre Solidaire)                                     † Père Jean KITA

DEVENONS SEMEURS DE FRATERNITE

Écrit par Père Jean Kita

Ecouter l’appel du Seigneur   ‘’Frères, ensemble  imitez-moi, et regardez bien ceux  qui se conduisent  selon l’exemple que nous vous donnons. Car je vous  l’ai souvent dit et maintenant je le redis en pleurant : beaucoup de gens se conduisent en ennemis de la croix du Christ. Ils vont à leur perte. Leur dieu, c’est leur ventre, et ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte ; ils ne pensent qu’aux choses de la terre. Mais nous, nous avons notre citoyenneté dans les cieux’’ (Epitre aux Philippiens 3/17 – 4/1)

Contempler le monde : La nécessaire réforme du cœur de l’homme

La faim dans le monde nous fait mettre le doigt sur les faiblesses des hommes à tous les niveaux : la logique du péché montre comment le péché, ce mal du cœur de l’homme, est à l’origine des misères de la société, par le jeu, si l’on peut dire, des « structures de péché ».

Pour l’Eglise, il s’agit de l’égoïsme coupable, de la poursuite à tout prix de l’argent, du pouvoir et de la gloire, qui remettent en question la valeur même du progrès en tant que tel. « En effet lorsque la hiérarchie des valeurs est troublée et que le mal et le bien s’entremêlent, les individus et groupes ne regardent plus que leurs intérêts propres et non ceux des autres… On comprend mieux aujourd’hui que la pure accumulation de biens et de services, même en faveur du plus grand nombre, ne suffit pas pour réaliser le bonheur humain » Au contraire, l’amour qui vient demeurer dans le cœur de l’homme, lui permet de dépasser ses limites et d’agir dans le monde en créant des « structures du bien commun » : elles favorisent la démarche de ceux qui sont alentour vers la « civilisation de l’amour » et y entraînent les autres. (tiré de ‘’La faim dans le monde, un défi pour tous - Conseil Pontifical ‘’Cor Unum’’ § 64)

 Chercher un chemin de conversion pour agir avec amour et justice

Embarqués sur la même planète, gardiens de la Création, que faisons-nous de nos frères et sœurs plus pauvres, exploités, migrants, dépossédés… ?

Qu’est-ce qui est à ma portée, individuellement ou collectivement, pour faire advenir plus d’équité dans la répartition des richesses ? Dans la protection du bien commun ?

 Confier son chemin en action de grâce

Sur un sentier raide et pierreux, j’ai rencontré une petite fille qui portait sur le dos son jeune frère.

« Mon enfant, lui dis-je, tu portes un lourd fardeau ! »

Elle me regarda et dit : « ce n’est pas un lourd fardeau, monsieur, c’est mon frère. »

Je restais interdit. Le mot de cet enfant s’est gravé dans mon cœur. Et quand la peine des hommes m’accable, et que tout courage me quitte, le mot de l’enfant me rappelle : « Ce n’est un fardeau que tu portes, c’est ton frère. »

L’Evangile de ce dimanche relate la transfiguration de Jésus : ‘’De la nuée, une voix se fit entendre : « Celui-ci est mon Fis, celui que j’ai choisi : écoutez-le ! » Ecouter le Christ en silence…Reconnaitre sa présence dans sa Parole mieux connue…Vivre le temps favorable du carême en pratiquant le jeûne, la prière et le partage… Voilà autant de pistes à prendre pour se laisser émerveiller intérieurement et vivre comme Pierre, Jacques et Jean une transfiguration…

Quelle belle expérience à vivre sur notre route vers Pâques !                          † Père Jean KITA