DEVENONS SEMEURS D’HUMANITE

Écrit par Père Jean Kita

Ecouter l’appel du Seigneur (Luc 15/1-3.11-32)

 ‘’Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim ! Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.J e ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.” Il se leva et s’en alla vers son père.

Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers. Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.” Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds, allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” 

 Contempler le monde (Audience Générale de St Jean Paul II, 25 août 1999)

 « Il est toutefois indéniable que, comme j’ai eu plusieurs fois à l’affirmer, l’indépendance des systèmes sociaux, économiques et politiques, crée dans le monde d’aujourd’hui de multiples structures de péché…Si on pense ensuite aux structures du péché qui freinent le développement des peuples les plus désavantagés du point de vue économique et politique, on aurait presque envie de baisser les bras face à un mal moral qui semble inéluctable. Beaucoup de personnes ressentent un sentiment d’impuissance et d’égarement face à une situation écrasante, qui parait sans issue. Mais l’annonce de la victoire du Christ sur le mal nous donne la certitude que même les structures du mal les plus enracinées peuvent être vaincues et remplacées par des ‘’structures du bien’’ » (Catéchisme de l’Eglise catholique)

 Chercher un chemin de conversion pour agir avec amour et justice

 Est-ce facile ou non, pour moi, de remettre en question l’ordre social lorsqu’il laisse pour compte une partie des habitants de la planète ? Qu’est-ce qui me fait peur ? Comment vais-je œuvrer à plus de dignité de chaque être humain ?

 Confier son chemin en action de grâce

 Moi, dit Dieu, je crois en l’homme. Je sais que ça vous étonne, ça étonne tout le monde, ça m’étonne même un peu parfois. Pourtant, c’est ma profession de Foi, de toute éternité. Vous les hommes, vous croyez en Dieu, un peu. Moi, dit Dieu, je crois en l’homme, beaucoup. Je suis un Dieu qui croit en l’homme, et c’est pour ça que j’ai inventé Noël.

Je vous ai confié mon Fils, dans l’enfance, sans défense : c’est ça l’amour ! Pour le meilleur et pour le pire, sans « repentance » :c’est ça l’amour ! Je crois en l’homme, et je lui donne mon Fils ! Moi, je crois en l’homme, et pourtant je le connais bien. Je sais ce qu’il y a dans l’homme. Je ne suis pas un naïf, je suis un réaliste, le seul ! Ecoutez-moi ! Moi, dit Dieu, si je crois en l’homme, c’est que je sais mieux que personne, la puissance de l’Amour ! (Auteur inconnu)

(Document de Carême 2019 – CCFD Terre Solidaire)                                                     † Père Jean KITA