UNE EGLISE AU VENT DE L’ESPRIT SAINT

Écrit par Père Jean Kita

  Notre Dieu est le Dieu des surprises, nous le savons. L’Eglise qui Naît à la Pentecôte est  une communauté qui suscite l’étonnement parce que, avec la force qui lui vient de Dieu, elle annonce un message nouveau, la Résurrection du Christ, avec un langage nouveau, le langage universel de l’Amour. Une annonce nouvelle : le Christ

est vivant, il est ressuscité. Un langage nouveau : le langage de l’Amour. Les disciples sont revêtus de la puissance qui vient d’en haut et parlent avec courage. Quelques minutes aupa-ravant, ils étaient tous peureux, mais à présent, ils parlent avec courage et franchise, avec la liberté de l’Esprit Saint.

   C’est ainsi que l’Eglise est appelée à être toujours capable de surprendre en annonçant à tous que Jésus le Christ a vaincu la mort, que les bras de Dieu sont toujours ouverts, que sa patience est toujours là qui nous attend pour nous guérir et nous pardonner. C’est précisément pour cette mission que Jésus ressuscité a donné son Esprit à l’Eglise.

   Attention : si l’Eglise est vivante, elle doit toujours surprendre. C’est le propre de l’Eglise vivante que de surprendre. Une Eglise qui n’a pas la capacité de surprendre est une Eglise faible, malade, mourante, qui doit être hospitalisée au plus vite au service de réanimation !

  L’Eglise de a Pentecôte est une Eglise qui ne se résigne pas à être inoffensive, trop ‘’épurée’’. Non, elle ne se résigne pas à cela ! Elle ne peut pas être un élément décoratif. C’est une Eglise qui n’hésite pas à sortir, à aller à la rencontre des personnes pour annoncer le message qui lui a été confié, même si ce message dérange ou inquiète les consciences, même s’il apporte, peut-être, des problèmes et même parfois, nous conduit au martyre. Une Eglise une et universelle, avec une identité précise, mais ouverte, une Eglise qui embrasse le monde mais ne l’emprisonne pas, qui le laisse libre l’embrasse comme la colonnade de cette place : deux bras qui s’ouvrent pour accueillir, mais qui ne se referment pas pour retenir. Nous, chrétiens, nous sommes libres et l’Eglise nous veut libres !   (Pape François dans ‘’L’Amour est contagieux)