L’IMPORTANCE D’UN VERRE D’EAU

   Avec le beau temps qui s’installe, on voit souvent des personnes se balader  avec une bouteille d’eau  à la main. L’eau, c’est la vie ! Et par les grandes chaleurs, il est important de se désaltérer !

    Un verre  d’eau fraîche, ce n’est vraiment pas  grand-chose, sauf pour celui qui a vraiment soi f! Mais celui qui, de  bon cœur et sans arrière-pensée, donne à boire à l’inconnu  de passage, désaltère le Christ, et celui-ci dit un merci. Il donne même une récompense infini, sans mesure ! En effet, notre Dieu est généreux. Déjà, dans les temps anciens, l’hospitalité offerte par une femme païenne de Sunam, (dont parle la 1° lecture de ce dimanche) à ce ‘’saint homme de Dieu’’ qu’était à ses yeux le prophète Elisée, lui a valu la plus belle des récompenses : la promesse d’avoir un fils malgré sa vieillesse.

 Tel est notre Dieu : il se reconnait dans ces gestes simples de bonté et d’accueil. Il se laisse reconnaitre sous les traits du prophète comme du disciple anonyme, du passant qui a soif, de l’étranger qui a besoin d’être accueilli. Rappelons-nous ce que le Christ dit dans l’Evangile de Matthieu au chapitre 25 : ‘’Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait’’. Honorer quelqu’un par le moindre geste de bonté, c’est honorer le Christ lui-même ! En répondant à son amour, nous donnons ainsi  notre vie pour nos frères.

Il suffit d’un verre d’eau fraiche... La sainteté serait donc d’une simplicité désarmante, surtout pour celui qui a cru monter vers Dieu à la force du poignet, à grands coups de prouesses ascétiques et d’exploits vertueux. L’humble quotidien est, lui aussi, chemin vers Dieu car c’est toujours Dieu qui vient vers l’homme…Le verre d’eau prend toute sa valeur dans la façon de le donner. Partager son pain ou son eau avec quelqu’un c’est le reconnaitre comme un frère, participant de la même dignité de fils bien-aimé de Dieu.

 Accueillir, partager, donner un verre d’eau…A travers ces simples gestes, Jésus nous envoie vers les autres leur dire qu’ils sont aimés, comme eux nous font comprendre que nous sommes appréciés et aimés. Ici, nous gravissons une étape supplémentaire. En effet,  c’est en lui, le Christ, que tout amour prend sa source et trouve son éternelle beauté. Il a donné sa vie pour cela. Il a porté la croix pour y être cloué. L’eau a coulé de son côté transpercé d’un coup de lance. Il a donné sa vie totalement par amour pour nous. A nous de l’imiter. Qui veut vivre comme lui sait qu’il n’échappera pas à la croix.

 Le chemin de la sainteté est simple mais il n’est pas facile : d’autant plus que le Christ demande qu’on privilégie l’accueil de son amour avant celui de tous les autres car ‘’Qui m’accueille, accueille Celui qui m’a envoyé’’. Accueillir le Christ, c’est accueillir son Père et franchir les portes de son Royaume d’amour, de paix et de joie. Telle sera notre récompense !

Jésus se glisse toujours parmi les accueillis pour rappeler à tous le même commandement : ‘’Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés’’.

(D’après plusieurs sources)                                                                                         † Père Jean KITA