Saint Antoine de Padoue, SP de l'église d'Amblans et Velotte

Fernando Martins de Bulhões, en religion Frère Antoine, né en 1195 à Lisbonne et mort le 13 juin 1231 près de Padoue (Italie) est un prêtre franciscain, maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge, qui fut canonisé en 1232, moins d’un an après sa mort, et déclaré docteur de l'Église en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin et vénéré sous les noms de Saint Antoine de Padoue (ou Saint Antoine de Lisbonne).

Biographie 1

un jeune noble

Fernando Martins de Bulhões est né vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Descendant de Charlemagne, il est apparenté à la famille de Godefroy de Bouillon, duc de Basse-Lotharingie, avoué du Saint Sépulcre, de qui sont issus les rois de Jérusalem, dont une branche s'est implantée au Portugal.

un jeune prêtre

Entré jeune chez les ermites de Saint-Augustin, il y fait d'excellentes études à Saint-Vincent de Fora, puis au monastère de la Sainte-Croix de Coïmbre, important centre d'études et de vie religieuse, où il est ordonné prêtre.

un jeune franciscain

En 1220, les dépouilles des franciscains morts martyrs au Maroc sont ramenées au Portugal. Le témoignage de ces vies bouleverse le jeune prêtre de 25 ans et le conduit à demander son admission parmi les disciples de François d'Assise ; il y devient « frère Antoine ».

un jeune missionaire

À sa demande, il part en mission au Maroc, mais doit être rapatrié en Europe dès 1221 à cause de problèmes de santé. Son bateau est poussé par les vents vers la côte de Sicile, où il rencontre les franciscains de Messine. Il participe au côté de François d'Assise au Chapitre général du 30 mai 1221, et passe près d'un an au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il doit prendre la parole à la place d'un frère et montre un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoie alors prêcher1 en Italie et en France.

un jeune prédicateur

Antoine connaissait très bien la théologie, et ses prédications rencontrent un succès important. Il prêche et enseigne la théologie à Bologne, puis va s'établir dans le sud de la France, à Toulouse et à Montpellier, favorisant la conversion de nombreux cathares. Il fonde un monastère à Brive, où il obtient de nombreuses conversions. Tout comme Vincent Ferrier et Torquemada, il sera d'ailleurs surnommé le « marteau des hérétiques ». Sa connaissance remarquable des Saintes Écritures lui fait conférer le titre de « Trésor vivant de la Bible » par le pape Grégoire IX, qui ne cache pas son admiration.

un jeune provincial

En 1226, il est custode de Limoges et, en 1227, après la mort du fondateur de son ordre, François d'Assise, il est provincial d'Italie du Nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses face aux albigeois. La tradition rapporte qu'en 1227, au moment de son retour de France, il aurait fait édifier un sanctuaire dédié à la Bienheureuse Vierge des Grâces dans la ville de Gemona del Friuli, située dans le Frioul (Italie). Gemona abritait à l'époque une importante communauté de patarins, secte considérée comme hérétique, et contre laquelle Antoine prêchait. Ce sanctuaire, qui existe toujours, sera le premier consacré à saint Antoine dans le monde.

En 1230, au chapitre, il renonce à sa charge de ministre provincial.

un jeune conseiller du pape

Il est alors envoyé à Rome, où il devient l'un des conseillers du pape Grégoire IX, qui s'interroge sur la validité du Testament de François d'Assise.

un jeune saint

En 1231, il est envoyé à Padoue (République de Venise), où il poursuit ses prêches durant le Carême. Il meurt d'hydropisie et d'épuisement le 13 juin suivant, à Arcella, près de Padoue à l'âge de 36 ans.

Si son apostolat dura moins de dix ans, le rayonnement de ses paroles et de ses actes aura une portée internationale jusqu'à nos jours. Antoine est canonisé dès le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, en raison d'une quarantaine de guérisons. Les foules viennent nombreuses. Aujourd'hui encore, elles se pressent dans la basilique qui lui est dédiée à Padoue, en Italie.

Le culte du saint se répand surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devient le saint national du Portugal, dont les explorateurs le feront connaître au monde entier ; au début du XVIIIe siècle, au Congo, le mouvement antonianiste lancé par Kimpa Vita fait de lui un « second dieu ». Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers (voir sa fiche pour le reste). Également vénéré en Italie, son culte (dulie) sera ensuite propagé en France par l'immigration italienne après la Première Guerre mondiale.

À partir du XVIIe siècle, il est également invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé et, enfin, pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur (qui deviendra un pieux novice) lui aurait dérobé ses commentaires sur les Psaumes et se serait ensuite senti obligé de les lui rendre.

Les récits le concernant contiennent de nombreux épisodes surnaturels, comme sa faculté de bilocation, celle de se faire entendre et comprendre des poissons, ou l'épisode selon lequel il aurait une nuit tenu l'Enfant Jésus dans ses bras.

 

extrait du site internet Wikipedia

Saint Aubin, SP de l'église de Bouhans-lès-Lure

Aubin, né selon les uns à Languidic près de Vannes, et selon les autres en pays de Guérande, en 468 ou 469, issu d'une famille de Bretagne insulaire installée en Bretagne armoricaine, est un moine, puis abbé du monastère de Tincillac. Il est nommé évêque d'Angers en 529 et meurt en 550.

Biographie et hagiographie

Aubin naît probablement vers 468-469, dans une famille noble du diocèse de Vannes. Il entre en religion au monastère de Tincillac dont il devient abbé en 504.

En 529, il est élu, contre son gré, évêque d'Angers par acclamation populaire. Sévère et zélé, il s'élève contre les mariages incestueux et consanguins. Le concile d'Orléans de 538 le juge trop sévère.

Il est établi qu'il participa au concile d'Angers en 540, où il servit d'interprète à saint Tugdual auprès du roi Childebert Ier, étant bilingue (breton, latin/roman). Il se fait remplacer en 549 par l'abbé Sapaudus. Il meurt le 1er mars 550.

Le récit tardif qu'on a de sa vie lui attribue des miracles : il délivre des possédés, ressuscite un jeune homme nommé Malabothe. Saint Aubin devient un visiteur de prisonniers, il est apprécié de ce monde renfermé et privé de liberté. Dans une prison se trouve emprisonnée et maltraitée une femme nommée Ethérie poursuivie par ses créanciers. Les gardiens le laissent rejoindre l'infortunée mais un garde zélé lui refuse l’entrée. Saint Aubin souffle alors sur le visage de l'entêté et l’homme tombe mort à la renverse. Il peut régler les dettes de la malheureuse et la délivrer.

Saint Tugdual ou Tudual, fondateur du monastère de Tréguier et neveu du premier prince de Domnonée se serait réfugié auprès de lui à Angers après avoir fui étant en conflit avec Conomore qui s'empare du pouvoir avec l'appui de Childebert.

Culte

Son culte est célébré le1er mars.

Son corps déposé dans l'abbaye d'Angers, fut dispersé par deux fois, la première peu de temps après sa mort par son successeur à l'évêché d'Angers, Eutrope, vers 575-580, et la seconde fois en 873. On rapporte des miracles qu'auraient produits ses reliques, dont une apparition miraculeuse du saint, sur un cheval lumineux selon certains auteurs, qui provoque la fuite des Nortmanni (Vikings) qui assiègeaient Guérande en 919.

Saint Aubin est le saint patron d'Angers, de Guérande, et de nombreux villages en France dont certains portent son nom, comme Saint-Aubin-du-Cormier et Saint-Aubin-des-Landes en Ille-et-Vilaine. Environ 83 communes et 110 églises en France portent le vocable de Saint-Aubin, par exemple la chapelle Saint-Aubin de Port-Launay dans le Finistère, ou l'Église Saint-Aubin de Vautorte. En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld dans les cantons de l'Est, une église lui est aussi dédiée à Namur.

On l'invoque pour les maladies d'enfants. Saint Aubin est devenu le patron des boulangers et pâtissiers.

 

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Saint Desle, SP de l'église de Magny-Vernois

Saint Desle ou Del, vivait au VIIe siècle, sous le pontificat du pape Vigile. Il est vénéré dans les Vosges dans la région de Remiremont, plus particulièrement à Gerbamont et à Raon-aux-Bois.

Hagiographie

La vie de saint Desle (Deicolus) est connue par un écrit anonyme de la fin du IXe siècle, la Vita Deicola.

Né en Irlande à une date inconnue, il serait le frère de saint Gall. Il entra tout jeune à l'abbaye de Bangor et vécut attaché à la spiritualité de saint Colomban. Il suivit ce dernier au monastère de Luxeuil où il passa sa vie de 590 à 610.

Au début de l'année 610, à l'instigation du roi Thierry et de Brunehilde, les moines de Luxeuil durent s'exiler et prirent le chemin de Besançon. Sur la route, saint Desle, épuisé, dut laisser partir ses compagnons. La légende raconte qu'arrivé ainsi dans la forêt de Darney, il fit jaillir une source en frappant la terre de son bâton et rencontra ensuite un berger qui le conduisit vers une chapelle dédiée à saint Martin, près de laquelle il construisit une cabane.

Plus tard, ayant recouvré la santé, saint Desle partit fonder un nouveau monastère, près de Lure, encouragé par Clotaire II qui lui offrit un vaste domaine. Là, il reprit la règle de Luxeuil, en y apportant quelques adoucissements, se rapprochant de la règle de saint Benoît qui commençait à s'étendre en Occident. Saint Desle entreprit alors un voyage vers Rome afin d'aller faire approuver sa règle par le pape. Il mourut en 625.

Vénération

Le monastère de Lure suscita de nombreux pèlerinages, on raconte que Rodolphe IV de Bade se fit remettre quelques reliques du saint, réputé pour protéger la ville où il avait fondé le monastère. Saint Desle est vénéré dans les paroisses vosgiennes en lisière de la Haute-SaôneN 1, tout particulièrement dans la région de Remiremont. À Gerbamont, une chapelle lui est dédiée. Saint Desle est considéré comme un saint guérisseur des maladies des petits enfants, mais aussi comme un protecteur du bétail. Un pèlerinage se déroulait le 18 janvier, vers la chapelle de Gerbamont.

Son souvenir se perpétue aussi à :

  • Plombières-les-Bains avec l'Église Saint Amé et Saint Blaise
  • Remiremont
  • Hadol

ainsi que dans plusieurs autres villages lorrains.

Popularité

Au XVIIème siècle, sans doute grâce à la popularité de saint Desle ou saint Del, Del est devenu un prénom, comme l'attestent certains registres paroissiaux des Vosges. Aujourd'hui, le prénom Del est tombé en désuétude, mais le mot est devenu un patronyme, notamment sous la forme Jeandel, qui est composé de deux prénoms, Jean et Del. A la Bresse, le lieudit le Raindé signifie « Le rein de Del » — un rein étant une parcelle de terre, et Del en étant le propriétaire —1.

Vers 1770, des travaux d'extraction des houillères de Ronchamp sont dénommés « Saint-Desle », l'abbaye de Lure, fondée par Del, étant propriétaire de ces charbonnages

 

extrait du site internet Wikipedia

 

Saint Germain d'Auxerre, SP de l'église de Saint-Germain

Germain d'Auxerre ou Germain l’Auxerrois (° ~380 à Appoigny près d'Auxerre, Yonne - † 31 juillet 448 à Ravenne, Italie) est un fonctionnaire de l'Empire romain et un religieux gaulois de l'Antiquité tardive, nommé 6e évêque d'Auxerre en 418.

C'est un saint chrétien, le plus célèbre des saint Germain, reconnu pour avoir été l'évangélisateur de l'Auxerrois2 et de la Bretagne insulaire. Il est fêté le 31 juillet.

Biographie

Avant l'épiscopat

Germain est né à Appoigny, 10 km au nord d'Auxerre. Rustique et Germanille, père et mère de Germain, étaient au IVe siècle seigneurs d'Appoigny5. La tradition locale, qui s'est maintenue vivace à travers les âges, veut qu'ils aient été inhumés à Appoigny. En juillet 2008, un sarcophage du Ve siècle en grès ferrugineux était mis au jour aux pieds de la collégiale Saint-Pierre d'Appoigny6. Héric écrit qu'ils ont été enterrés sous l'autel dans l'église. Mais il s'agit de l'église dédiée à Saint-Jean, plus ancienne que celle existant à notre époque, vendue et démolie en 1793. Lors de la démolition un tombeau fut découvert sous le grand autel, et détruit en même temps que le reste de l'église7.

Germain est contemporain de saint Augustin et de saint Jean Chrysostome. Son époque est celle des grandes invasions, du début de l’effondrement de l’Empire Romain, d'une doctrine chrétienne encore peu encadrée et où foisonnent les divergences.

Fils d'aristocrates, il étudie à Auxerre ou Autun, puis à Rome, et devient un avocat réputé. Il épouse Eustachie, selon Constance de Lyon « une personne de condition élevée, remarquable par ses richesses et ses mœurs »1,8. Il rentre en Gaule, où il est nommé duc et gouverneur (fonctionnaire impérial) de plusieurs provinces. Le duché dont Germain a la charge est celui de la Marche Armorique, qui comprend les provinces romaines de la première et la seconde Aquitaine, la seconde et la troisième Lyonnaise, et la Sénonoise.

Articles détaillés : Province romaine et Liste des provinces romaines.

Germain établit sa demeure à Auxerre, mais il est tenu de visiter lui-même les larges territoires dont il a la charge et est souvent et longtemps absent. L'évêque d'Auxerre de l'époque est saint Amâtre (év. 386–418) et leurs relations ne sont pas des meilleures : Germain, comme de nombreux aristocrates, chasse, et suit la coutume locale d'exhiber les têtes de ses prises en les suspendant à un grand poirier8,12. Amâtre, qui voit ce fait comme une incitation à l'idôlatrie, essaie en vain de le sermonner, puis fait couper le poirier pendant une absence de Germain. Germain le menace de mort ; Amâtre se réfugie à Autun où il est reçu par l'évêque Simplice et son clergé, et par le préfet Julius. Là, Amâtre a la révélation que Germain sera son successeur comme évêque d'Auxerre. Il demande à Jules l'autorisation de faire de Germain un clerc de l'Église, revient à Auxerre et convertit Germain, lui « donne la tonsure » et en fait un diacre13 puis un prêtre. Georges Viole, qui a étudié la vie de saint Germain en profondeur, situe cet épisode au plus tard en 410.

À l'approche de sa mort, Amâtre désigne Germain comme son successeur à l'évêché d’Auxerre ; une charge que Germain accepte, dit-on, contre son gré, mais qu'il assumera néanmoins jusqu'à sa mort, soit de 418 à 448.

L'épiscopat

Devenu évêque, Germain fonde le monastère Saint-Cosme et Saint-Damien en face d’Auxerre, sur la rive droite de l’Yonne. Saint Patrick, prédicateur et futur premier évêque d’Irlande, séjourna à Auxerre de longues années (peut-être 18 ans).

Il lutte contre le pélagianisme, notamment en Bretagne où il fait deux voyages à 16 ans d'intervalle (430 et 448). C'est lors de son premier trajet vers la Bretagne, accompagné par saint Loup, évêque de Troyes, qu'il rencontre une petite fille âgée de dix ans, qu'il consacre à Dieu et qui deviendra sainte Geneviève. Dix-sept ans plus tard, il la revoit à Lutèce, lors de son second voyage en Angleterre. « Comme Germain, elle choisit l’Église et l’empire. Ce calcul politique la conduisit à soutenir les Francs païens, à favoriser leur expansion, et à les inciter à se convertir au catholicisme... Ce fut le triomphe posthume de Germain : Geneviève, sa fille spirituelle, permit la construction d’un royaume à la fois chrétien et romain, qui donna naissance à la France ».
Il est accompagné pour le deuxième voyage par saint Sévère, 14e évêque de Trèves et disciple de Hilaire archevêque d'Arles. Ils sont accueillis par Elaf. Alors que Germain rentre de cette expédition, sa dernière en Bretagne, il reçoit une délégation des villes d'Armorique. Leur peuple avait participé à une rébellion contre Valentinien III et recevait de la part d'Aetius le même traitement que les bagaudes. Les temps et l'Empire romain sont troublés et instables. Aetius, généralissime de l'Empire romain depuis 429 et consul pour la 3e fois en 446, doit faire face à de multiples pressions. Il a délocalisé les Alains du Rhin vaincus quelques années avant, vers Orléans avec mission pour eux de contrôler (d'attaquer) les bagaudes de la région, particulièrement virulentes à cette époque18. Lors de la révolte armoricaine il ordonne au roi des Alains de la Loire d'attaquer l'Armorique. Germain négocie une paix, que le roi des Allains accepte à condition que le traité de paix soit ratifié par Aetius19,20,21. Germain se met donc en route pour Ravenne, où se trouve Aetius.

Après sa mort

Après sa mort à Ravenne, son corps est rapporté à Auxerre selon ses dernières volontés. Cinq jeunes filles sont choisies pour accompagner sa dépouille : Pallade ou Pallaye, Magnance, Porcaire, Camille et Maxime. Magnance, Pallade et Camille, éprouvées par leur voyage, meurent avant d'atteindre leur but, donnant nom aux villages de Sainte-Magnance, Sainte-Pallaye et Escolives-Sainte-Camille dans l'Yonne. Porcaire construit un ermitage proche du Serein sur la commune de Héry, à l'est du hameau des Baudières ; après sa mort une chapelle est érigée à cet endroit, en ruines au XIXe siècle mais qui portait toujours le nom de "chapelle Sainte-Porcaire".

Germain est enterré sur le Mons Autricus, appelé vulgairement le Mont-tartre. C'est là que s’élève aujourd’hui l’abbaye Saint-Germain d'Auxerre.

Le miracle de saint Germain à Travia. Lors de son passage à Travia en 447, un miracle se serait produit : son bâton planté en terre s'est transformé en un grand arbre verdoyant, comme cela se serait produit d'après la Bible pour le bâton d'Aaron (Nombre 17,8). On rapporte également un miracle semblable à propos de Saint-Christophe.

On bâtit une abbaye royale à cet endroit, dite abbaye de Saint-Germain. Le village a alors pris le nom de Saint-Germain, devenu Saint-Germain-sur-Meuse en 1919. L'abbaye, mentionnée pour la dernière fois dans un acte de 878, a disparu, probablement avant 1050

extrait du site internet Wikipedia

 

Prière à St GERMAIN

TOI QUI ES NÉ D’UNE RICHE FAMILLE D’AUXERRE,
ÉTUDIA À ROME ET DEVINT AVOCAT,
TU N’AS PAS CRAINT D’ABANDONNER TES HAUTES CHARGES D’ÉTAT,
POUR TE CONSACRER AUX PAUVRES ET AUX MALHEUREUX. //
ST GERMAIN PRIE LE CHRIST DE NOUS ACCORDER SA GRANDE MISÉRICORDE.

AU TEMPS OU TU ÉTAIS RICHE ET PUISSANT
TU N’AIMAIS PAS QUE L’ON  S’OPPOSE À TA VOLONTÉ
MAIS TU FINIS PAR TE  SOUMETTRE  AVEC  HUMILITÉ
AU PEUPLE AUXERROIS QUI TE DÉSIGNAIT COMME ÉVÊQUE //
SAINT GERMAIN INTERCÈDE POUR LE SALUT DE NOS ÂMES.

TU DISTRIBUES TOUTE TA FORTUNE AUX PAUVRES,
UN CAPUCHON ET UNE TUNIQUE SONT TES VÊTEMENTS EN TOUTES SAISONS
TU TE NOURRIS DE PAIN D’ORGE DONT TU  MOUDS TOI MÊME LE GRAIN,
TU ABANDONNES TON LIT POUR UN  GRABAT DE CENDRE. //
SAINT GERMAIN DEMANDE AU CHRIST LE PARDON DE NOS FAUTES.

PAR TA DOUCE BONTÉ ET TON HUMILITÉ,
TON AMOUR POUR LE CHRIST DEVIENT ÉCLATANT,
TA MAISON EST OUVERTE A TOUS LES MALHEUREUX,
TU LEURS LAVES MÊME LES MAINS ET LES PIEDS, //
ST GERMAIN PRIE LE CHRIST DE NOUS ACCORDER LA GRANDE MISÉRICORDE.  

AINSI TU MENAS UNE VIE DE SOLITUDE,
TOUT EN RESTANT PARMI LES HOMMES,
ET TU VÉCUS EN ERMITE COMBLÉ DE SAGESSE
A PROXIMITÉ DE TA BONNE VILLE D’AUXERRE. //
SAINT GERMAIN NOTRE GLOIRE, NOTRE SECOURS ET NOTRE PROTECTEUR.

LE CHRIST T’ACCORDA LE DON DES MIRACLES :
TU DÉLIVRES AUXERRE D’UNE TERRIBLE ÉPIDEMIE,
ET RENDS LA PAIX A DEUX CRIMINELS SANS SÉPULTURE;
TU GUÉRIS MÊME LES COQS QUI NE POUVAIENT PLUS CHANTER,
MANIFESTANT AINSI L’AMOUR DIVIN DANS LES PLUS PETITES CHOSES. //
SAINT GERMAIN INTERCÈDE POUR NOUS AUPRÈS DU SEIGNEUR.

Saint Hippolyte de Rome, SP de l'église de La Côte

Hippolyte (v. 170 – †235), connu sous le nom d’Hippolyte de Rome, est, suivant la tradition ecclésiastique, un savant exégète et un théologien, antipape de 217 à 235, mort martyr sous Maximin Ier le Thrace, en Sardaigne.

L'identité du personnage connu sous ce nom ainsi que les œuvres qui lui sont attribuées sont l'objet de débats dans la recherche contemporaine. C'est un saint de l'Église catholique célébré le 13 août. On adresse des prières à saint Hippolyte pour le développement de la force physique. Il est le saint Patron des gardiens de prison. Il est le seul antipape honoré par l’Église.

Tradition ecclésiastique

Hippolyte est Grec, originaire d'Alexandrie, et ancien élève d'Irénée de Lyon. Il est sans doute l'écrivain chrétien le plus prestigieux de l'époque, en tout cas dans la partie occidentale de l'Empire romain. Aussi accepte-t-il mal la qualité qu'il estime médiocre des deux papes (évêques) précédents, Zéphyrin et surtout Calixte 1er.

S'il se contente de critiquer Zéphyrin, il s'oppose avec force au pape Calixte Ier qu'il accuse d'introduire de nouvelles coutumes dans l'Église. Il rejette totalement la volonté de Calixte d'autoriser les unions entre esclaves et patricien(ne)s. Pour lui il s'agit d'un concubinage pur et simple, totalement inadmissible.

Il est plausible que ce conflit soit aussi un conflit de « castes » entre un pape de basse extraction (ancien esclave et affranchi) et un Hippolyte de plus noble extraction et imbu de sa supériorité intellectuelle. Il veut aussi garder le grec comme langue liturgique alors que le latin le remplace dans le nord de l'Afrique et à Rome. Ainsi, un groupe de ses partisans va l'élire évêque de Rome en 217, concurremment à Calixte Ier4. Pour cette raison, il est souvent présenté de façon anachronique comme le premier « antipape » de l'histoire. Le titre de pape n'a été spécifiquement donné qu'en 306 à l'évêque d'Alexandrie et de manière locale, puis, au lendemain du Concile de Nicée en 325, de manière affectueuse à tous les évêques participants au concile. C'est progressivement, à partir du VIe siècle, que le titre de « pape » a été exclusivement réservé au seul évêque de Rome. Par conséquent, en 217, les termes de « pape » et de « antipape » n'étaient pas encore utilisés en tant que tels, mais l'Église catholique ne le reconnaîtra jamais comme l'évêque légitime de Rome.

Son schisme se poursuit sous les règnes d'Urbain Ier puis de Pontien, mais on ptétend qu'il établit le comput de Pâques à la demande d'Urbain et de Pontien. Regrettant sa longue opposition à Calixte Ier, il se réconcilia certainement avec le pape Pontien, exilé avec lui en Sardaigne vers 235 lors d'une nouvelle persécution déclenchée par l'empereur Maximin Ier, au cours de laquelle il meurt peu après, ainsi que Pontien. L'Église catholique le considère comme un martyr. Fabien, pape depuis 236 obtient des autorités que son corps, ainsi que celui de Pontien, soit ramené à Rome. Ils furent tous les deux inhumés le même jour, en signe de leur réconciliation, le 13 août 236, dans la crypte des papes des catacombes de Saint-Callixte.

Hippolyte de Rome a posé le principe de la tradition apostolique (œuvre connue grâce à la collection du Synodos de l'Église d'Alexandrie). Il est l'auteur d'œuvres exégétiques (Commentaire sur Daniel, Sur le Cantique des cantiques). On lui attribue également les Philosophoumena et le Liber Generationis. On lui doit aussi un recueil où est conservé la plus ancienne prière eucharistique connue en langue liturgique grecque (la prière n°2 du rite romain réformé par Paul VI s'en est un peu inspiré).

Écrits

Sur une statue d'Hippolyte de Rome trouvée en 1551 on y trouve une liste de ses écrits dont la Tradition apostolique d'Hippolyte. Cette dernière nous a été conservée grâce à des traductions coptes, arabes et éthiopiennes ainsi que par le palimpseste de Vérone (recueil latin du IVème siècle).
- La première partie traite de la consécration épiscopale, de la liturgie eucharistique et de la bénédiction.
- La seconde partie présente les lois et les règles en vigueur pour les laïcs. Et la troisième partie s'occupe des pratiques religieuses de l'Église.

Anaphore de Saint Hippolyte : historiquement, il s'agit du premier texte complet de la prière de consécration qui nous soit parvenu complet. Écrit en grec, il a été l'objet de nombreux commentaires postérieurs et s'appuie sur une théologie assez précise :

« Nous te rendons grâces, Ô Dieu, par ton fils bien-aimé, Jésus Christ, que dans les derniers temps tu nous as envoyé comme sauveur et rédempteur et messager de ta volonté : il est ton Verbe inséparable, par lequel tu as tout créé et en qui tu t'es complu : que tu as envoyé du ciel dans le sein de la Vierge où il s'est incarné : qui est né du Saint Esprit et de la Vierge ; qui pour accomplir ta volonté t'as conquis un peuple saint, et a délivré par sa passion ceux qui ont cru en lui.

C'est lui qui en se livrant volontairement à la passion, pour vaincre la mort, pour rompre les liens du démon, fouler aux pieds l'Enfer, illuminer les justes, atteindre le terme et manifester la résurrection : prenant le pain et rendant grâces à Toi, il a dit "Prenez et mangez, ceci est mon corps offert pour vous. De même pour le calice disant : Ceci est mon sang répandu pour vous. Quand vous faites cela, vous le faites en mémoire de moi."

Nous souvenant donc de sa mort et de sa résurrection, nous t'offrons le pain et le calice en te rendant grâces, parce que tu as daigné nous permettre de nous présenter devant toi et d'accomplir notre ministère, et nous te demandons d'envoyer ton Esprit Saint sur l'oblation de la Sainte Église afin que nous puissions te louer, te glorifier par ton fils Jésus Christ, par qui est à toi gloire et honneur, au Père au fils et au Saint Esprit dans ta Sainte Église et maintenant et dans les siècles des siècles. Amen. »

D'après le pape Benoît XVI, Hippolyte de Rome aurait été « le premier à affirmer avec clarté que Jésus naquit le 25 décembre [...], dans son commentaire au Livre du prophète Daniel, écrit vers l'an 204 ».

Méditation

Sous le nom d'Hippolyte, a été transmis ce sermon sur le baptême du Christ, sachant que la parole : Celui-ci est mon Fils bien-aimé est répétée lors de la Transfiguration (Lc 9, 28-36).

Transfigurés par le baptême

L'Aimé engendre l'amour et la lumière immatérielle, une lumière inaccessible (1 Tm 6, 16). Celui-ci est mon Fils bien-aimé (Mt 3, 17), celui qui parut ici-bas, sans se séparer du sein de son Père, se manifesta, il ne parut pas. Celui-ci est mon Fils bien-aimé, c'est lui qui, affamé (Mt 21, 18), nourrit des milliers d'hommes (Mt 14, 14-21) ; (Mt 15, 32-39) ; las (Jn 4, 6), repose des lassitudes (Mt 11, 28) ; il n'a pas où poser sa tête (Mt 8, 20) et porte tout en sa main ; il souffre et guérit les souffrances. Il est giflé (Mt 26, 67) et rend au monde sa liberté. Il est frappé en pleine côte (Jn 19, 34) et il redresse la côte d'Adam (Gn 2, 21).
Le Père d'immortalité a envoyé dans le monde son Fils et Verbe immortel (Jn 1, 14) ; celui-ci est venu chez l'homme pour le laver d'eau et d'Esprit (Jn 3, 5). Il nous a régénérés et rendus incorruptibles d'âme et de corps, il a exhalé en nous le souffle de vie (Jn 20, 22) et nous a revêtus de l'armure (Ep 6, 11) d'immortalité. Et, si l'homme est rendu immortel, il sera lui aussi un Dieu. Et, s'il devient Dieu par l'eau et l'Esprit saint lorsqu'il s'est régénéré dans le baptême, il se trouve aussi cohéritier du Christ (Rm 8, 17) à la résurrection des morts.

 

extrait du site internet Wikipedia

Saint Hubert de Liège,SP de l'église d'Amblans et Velotte

Hubert de Liège (Toulouse entre 656 et 658 - Fouron-le-Comte, 30 mai 727) est un saint chrétien, évêque de Tongres et de Maastricht. Il est fêté le 3 novembre en Orient, en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg, le 30 mai en France. Avec Lambert de Maastricht, il est l'un des deux saint patrons de la ville belge de Liège4.

La légende de Saint-Hubert

Depuis le XVème siècle on dit que le seigneur Hubert était si passionné de chasse qu'il en oubliait ses devoirs. La légende rapporte qu'il n'avait pu résister à sa passion un Vendredi saint, et n'ayant trouvé personne pour l'accompagner, était parti chasser sans aucune compagnie. À cette occasion, il se trouva face à un cerf extraordinaire6. En effet, celui-ci était blanc et portait une croix lumineuse au milieu de ses bois.

Hubert se mit à pourchasser le cerf mais celui-ci parvenait toujours à le distancer sans pour autant se fatiguer. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que l'animal s’arrêta et qu’une voix tonna dans le ciel en s’adressant à Hubert en ces termes : « Hubert ! Hubert ! Jusqu'à quand poursuivras-tu les bêtes dans les forêts ? Jusqu'à quand cette vaine passion te fera-t-elle oublier le salut de ton âme ? »

Hubert, saisi d'effroi, se jeta à terre et humblement, il interrogea la vision : « Seigneur ! Que faut-il que je fasse ? »

La voix reprit : « Va donc auprès de Lambert, mon évêque, à Maastricht. Convertis-toi. Fais pénitence de tes péchés, ainsi qu'il te sera enseigné. Voilà ce à quoi tu dois te résoudre pour n'être point damné dans l'éternité. Je te fais confiance, afin que mon Église, en ces régions sauvages, soit par toi grandement fortifiée. »

Et Hubert de répondre, avec force et enthousiasme : « Merci, ô Seigneur. Vous avez ma promesse. Je ferai pénitence, puisque vous le voulez. Je saurai en toutes choses me montrer digne de vous ! »

Éléments historiques

Hubert est issu de la haute noblesse franque ; il est même probablement apparenté aux Pépinides et fut contemporain de Pépin de Herstal et de Charles Martel dont il fut proche. Son nom en fait un probable membre non situé de la famille des Hugobertides, à laquelle appartient Plectrude, l'épouse de Pépin de Herstal. À la mort de saint Lambert, vers 705, il fut désigné pour lui succéder à la tête du diocèse de Tongres-Maastricht. Il établit sur les lieux de l'assassinat de son prédécesseur (Liège) une église dédiée à Notre-Dame (base de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Lambert de Liège), et y transféra ses reliques. Il est considéré pour cela par le peuple de Liège et l’Église comme le patron principal, le premier évêque et le fondateur de la ville de Liège. Ce fait contribua à la création d'une ville qui devint dans le courant du IXe siècle, le siège définitif du diocèse de Tongres-Maastricht. Mais il est exagéré d'attribuer déjà le transfert du siège de l'évêché à Hubert. L'hagiographe de saint Lambert (vers le milieu du VIIIe siècle) n'aurait pas manqué de mentionner ce fait, or pour lui Liège n'est que Villa Leodio (« village de Liège ») alors qu'en 911 l'on voit apparaître pour la première fois Civitas Leodio, attestant du fait que Liège est bien considéré à ce moment comme ville. L'époque la plus probable pour ce transfert définitif est celle des quinze premières années du règne de Charlemagne, période où le futur empereur séjournait régulièrement à Herstal, une localité proche de quelques kilomètres du lieu de l'assassinat de saint Lambert.

Famille

Sa mère s’appelait Hugberne ou Afre, sœur de sainte Oda7. Il vécut, assez librement et de façon mondaine, à la cour, au temps des rois fainéants. Il aimait passionnément la chasse. Les chroniqueurs nous disent qu'il était connu par « les folles joies de sa vie mondaine » peu édifiante, jusqu'au jour où la grâce de Dieu et les conseils de saint Lambert l'entraînèrent vers la sainteté. Hubert désira devenir le disciple de saint Lambert. Il renonça aux honneurs militaires ainsi qu’à la succession de son père.

Sa mort

Hubert mourut de gangrène le 30 mai 727 à Fourons-le-Comte, dans sa propriété et il fut enseveli dans l’abbatiale Saint-Pierre de Liège, qu'il avait fondée et qui deviendra la première collégiale liégeoise après le départ des moines bénédictins pour Ambra et l'arrivée des chanoines de Saint-Pierre en Ardenne (Ambra, Andain). Le 3 novembre 743, Floribert, qui lui succède comme évêque de Liège, porta ses reliques « sur les autels », manifestant ainsi sa canonisation par l’Église. C’est à l’anniversaire de cette cérémonie que fut fixée sa fête.

Culte

Un siècle après la mort du saint, l’évêque Walcaud avec l'accord des moines de Saint-Pierre, du métropolite (archevêque) de Cologne, de l'Empereur Louis et surtout celui du Concile d’Aix décide, en 825, de permettre aux bénédictins qui ont repris le monastère d'Andain dans les Ardennes, d’emporter avec eux le corps entier et intact d’Hubert vers Ambra et ses ruines romaines, village qui prit définitivement le nom de Saint-Hubert. C’est dans ce haut lieu de chasse qu’est la forêt des Ardennes que se développa la légende du saint, qui d’évêque fut transformé en jeune seigneur chasseur. Dans ce monastère, on élevait une race de chiens qui prit son nom, et comme il avait guéri des enragés de son vivant, on invoqua le saint contre la rage. Il devint dès son arrivée en Ardenne, le patron incontesté du pays entier et des métiers propres à cette région « ardue », bûcherons et forestiers, tanneurs et chasseurs… Dès le milieu du IXe siècle, on offrit à monsieur saint Hubert les prémices de la chasse.

Depuis le XVe siècle, la vita V offerte à Philippe le Bon par Hubert le Prévôt, nous dit qu'Hubert a été converti à la chasse par un cerf magnifique avec un crucifix entre ses bois. Il est donc toujours considéré comme le saint patron de la chasse, des forestiers et de l'environnement, mais aussi des confréries des fourreurs, bouchers, ouvriers de la métallurgie, armuriers, opticiens, mathématiciens et fabricant d'instruments mathématiques. À Villedieu-les-Poêles il est fêté comme le patron des dinandiers.

Le jour de la saint Hubert sel, pain et eau sont consacrés pour se protéger contre les morsures et les chiens et les animaux, chevaux, oiseaux de proie… Eux-mêmes se voient imposer les clefs de saint Hubert pour être protégés contre la rage.  En plus de la traditionnelle chasse de la saint Hubert, le saint est honoré le 30 mai et le 30 septembre. Selon toute vraisemblance, le culte de saint Hubert s'inscrit dans la continuité de légendes pré-chrétiennes.

 

extrait du site internet Wikipedia

Saint Isidore, SP de l'église d'Amblans et Velotte

Sa vie

Placé très jeune comme ouvrier agricole, il travaille pour plusieurs maîtres. Devant l'arrivée des Sarrazins, il fuit la région de Madrid, et continue ailleurs son humble métier.

On raconte qu'il est l'objet de la jalousie des autres ouvriers, qui l'accusent de préférer prier plutôt que de travailler la terre comme eux. Chaque dimanche, avec sa femme Maria Toribia, il chante au lutrin pendant la grand-messe et passe en prières le reste de la journée. Toutefois, son dernier patron, Juan de Vargas, fait de lui son régisseur.

Ce dernier le guette pour vérifier les assertions des autres ouvriers : il le surprend en prière, en extase tandis que les bœufs continuent à tirer la charrue, comme s'ils sont conduits par deux anges. Ébloui, Juan de Vargas se convertit.

Fête

Le 15 mai

Son culte

Les miracles de guérison se multipliant sur sa tombe à la collégiale Saint-André-de-Madrid, et plus tard (lorsque ses reliques y furent transférées) à la collégiale Saint-Isidore, ou encore en buvant l'eau de la fontaine1 que sa prière aurait fait jaillir du sol un jour de grande sécheresse , le roi Philippe III d'Espagne, qui avait été guéri par son intercession, demanda sa canonisation, qui eut lieu, décidée par le pape Grégoire XV le 12 mars 1622 (il avait été béatifié en 1619), en même temps que celles d'Ignace de Loyola, de Thérèse d'Avila, de François-Xavier et de Philippe Néri.

Parti d'Espagne, son culte s'est diffusé en Bretagne, en Franche-Comté et au Tyrol. Selon Yves-Pascal Castel, qui a consacré un livre à Saint Isidore en Bretagne, il est le 35e saint le plus représenté dans les églises du diocèse de Quimper et de Léon.

 « Une population essentiellement rurale ne pouvait qu'être heureuse de réserver dans ses sanctuaires une place au valet de ferme qui, sous le tranchant de sa bêche vit jaillir une bonne source. Le paysan ahanant au long de son sillon enviait aussi sans doute le mystique laboureur qu'un ange mystérieux relayait au mancheron de la charrue pendant qu'il tombait en extase. Par suite, quoi de plus parlant que de présenter au paysan chrétien, le saint paysan accompagné d'attributs on ne peut plus symboliques: bêche, faucille, charrue miniature, gerbe de blé. Mieux encore, saint Isidore endosse le costume rural, devenant souvent vrai paysan breton. »

 On trouve des traces de son culte dans 33 églises et chapelles du Morbihan, 17 du Finistère, dans 6 des Côtes-d'Armor, 3 de la Loire-Atlantique dont un tableau du peintre Meuret dans l'église paroissiale de Rougé et une en Ille-et-Vilaine à Baguer-Morvan où un vitrail représentant saint Isidore fut offert à l'église en 1881 par les cultivateurs de la paroisse. Les représentations de saint Isidore comptent parmi celles qui nous renseignent le mieux sur le costume du paysan en Bretagne entre 1600 et 1800.

  • une statue de ce saint se trouve dans l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Mellac, et une autre dans la chapelle de Locmaria-an-Hent en Saint-Yvi (Finistère). Cette dernière a pour particularité de figurer Isidore en costume breton du début du XIXe siècle.

  • l'église paroissiale de Botmeur (Finistère) est dédiée à saint Eutrope et saint Isidore (Isidore le Laboureur).

  • deux chapelles (disparues) lui étaient dédiées au Relecq-Kerhuon et à Scrignac.

  • Dans la Chapelle Notre-Dame-du-Guelhouit à Melrand (Morbihan), le lambris de la voûte raconte la vie de Saint Isidore en 23 tableaux. La chapelle possède aussi un superbe bas relief de Saint Isidore, patron des laboureurs priant à genoux, cependant que 2 anges conduisent sa charrue. Le saint est représenté en bragou-braz et est aussi armé d'une faucille.

Par ailleurs :

  • un vitrail est consacré à ce saint dans l'église Saint-Léger de Chanteloup (Deux-Sèvres).

  • la Basilique de San Isidoro à León (Espagne).

  • une procession le célèbre chaque année à Untermieming (Tyrol).

Son culte existe aussi en Amérique latine, par exemple une procession de saint Isidore se tient chaque année à Lima (Pérou). De plus, à Oaxaca au Mexique, Saint Isidore est aussi le patron des champignons psilocybe cubensis employés à des fin enthéogènes dans des rituels chamaniques. Les chamans le nomment "champignon de Saint Isidore"8.

 

 extrait du site internet Wikipedia