2026 - Edito du 15 mars

Last Updated: Friday, 13 March 2026 Written by Père

Qu’est-ce qui caractérise le dimanche de Laetare ?

Ce nom vient du chant d’entrée, introït, de la messe du quatrième dimanche de Carême qui était tiré du livre d’Isaïe (Is 66, 10-11) : Lætare, Ierusalem (…). L’antienne d’ouverture de cette messe dans le Missel romain actuel reprend cet introït, avec dans la version francophone de 2021, la traduction suivante : Réjouis-toi, Jérusalem ; vous tous qui l’aimez, rassemblez-vous. Jubilez de sa joie, vous qui étiez dans la tristesse ; alors vous exulterez, vous serez rassasiés de consolation. Les textes propres de cette messe sont précédés par la note suivante : En cette messe, on utilise la couleur violette ou rose, le son des instruments est admis et l’autel peut être orné de fleurs. Cette mention désigne le caractère de pause au milieu du Carême. En effet, ce dernier étant de 40 jours, le quatrième dimanche vient au 25e jour soit un peu après le milieu du parcours. La discipline habituelle du Carême en tant que temps de pénitence, est comme adoucie par certains aspects qui sont normalement omis : couleur liturgique, usage des instruments de musique, et fleurs. C’est une manière d’anticiper la joie des fêtes de Pâques. En fait, tout le Carême est sous le signe de la joie ! Ce n’est pas d’abord un temps triste et de pénitence, même si l’on fait des efforts. C’est le temps de la préparation au baptême pour les catéchumènes, de démarche baptismale et de conversion pour tous. Cet entraînement, cette forme d’ascèse sont plutôt joyeux. De même que la sobriété à laquelle la crise climatique nous appelle peut-être source de joie.